D’ í T A L I E. L iv. XXIV. Cn, I. .5^7
JâValteîine,mais on prit pour prétexte, que c’étoit pour tenir fur les fonts Shctiouse Batême Tenfant dont la Reine d’Efpagne devoit accoucher. Urbain fit XIen même tems marcher six mille hommes vers la. Valteline pour seconderles Espagnols & les Allemands. Mais la Légation & la marche des troupes l’anfurent inutiles. Le Cardinal de Richelieu, qui cherchoit à affermir son au 1623 jus-torité contre les partis qui se formoient a la Cour fit conclure un Traité w’à notre'avec l’Esoagne, par lequel les Grisons demeuroient Souverains dé la Val - tems -reline, où la feule Religion Catholique seroit souíferte. Sur ces entrefaitesle Cardinal Barberin arriva à Barcelone. Comme on ne poavoit honnête-went se dispenser de lui communiquer le Traité, qu’il étoit à craindrequ’iln’en traversât la conclusion par le s demandés qu’il pouvoit faire de lapart du Pape, les Ministres de France & d’Espagne convinrent de l’anti-dater du 6 de Mars, comme-fait à Monyon en Arragon. Le Pape ne té-moigna rien de ce qu’on avoit négligé ion Légat, & fit paroitre au con-traire une grande joie de la conclusion du Traité au Marquis de Béthune.
Les Vénitiens, bien que mécontens, approuvèrent le Traité par nécessité,mais le Duc de Savoye en marqua son ressentiment avec beaucoup de feu,
A prit ensuite des engagemens au préjudice de la France (a). _
Le mariage de Henriette de France avec Charles I. & les conditions que £, p apece Prince avoit accordées, firent croira au Pape qu’il pourroit réussir à ra- vent réunitmener l'Angleterre à la Communion de Rome. D’autant plus, que bien l '^ngicw,-des gens croyaient que Charles dissimulait fa religion par des vues politi-ques. Urbain fit agir le Nonce, qui étoit auprès de la Reine ; & lorsque ce -7 matnc ‘Prélat eut été contraint de sortir d’Angleterre, le Pape trouva moyen d’en-gager le Roi à donner une déclaration favorable à ceux de l’Eglise Romai-ne. Pendant qu’Urbain méditait la réunion de l’Angleterre à l’Eglise de Ro-me, il obligeait tous ceux qui étaient capables de le conseiller, dé lui don-ner leurs avis par écrit. Un Jésuite Anglois, qui étoit alors à Rome, en-tre autres avis donna celui d’empêcher qu’aucun autre Régulier que de íaCompagnie passât en Angleterre, & que tous les Bénéfices & toutes lesCures fussent conférées aux Jésuites, afin d’ôter aux Anglois le scandale,qu a coutume -de causer l’émulation entre les Réguliers (b). Le Pape setrouva trompé dans ses espérances,car la même année le Roi renvoya tousles domestiques f rançois qui avoient suivi la Reine (c)
Ferdinand Duc de Mantoue étoit mort sans enfans én 1626; son frere AffairesVincent qui lui succéda mourut cette annee 1627 sans postérité. Le Duc Mantouíde Nevers etoit 1 hentier légitimé du Duché de Mantoue fief masculin • mais l6a 7*’ 'la Princesse Marie de Gonzague pouvoit prétendre des droits au Montfer-fat. Pour éviter une guerre ou un démembrement on proposa le mariage decette Princesse avec le Duc de Rhetel, fi r s du Duc de Nevers. Le DucVincent le fit venir à Mantoue, le déclm son héritier-, obtint du Pape iadispense pour lui faire épouser sa niece, le mariage fut célébré le jour déNoël,& |e Duc Vincent mourut la nuit suivante (</). Le Duc de Rhetelprit possession du Duché de Mantoue au nom de son pere,& lé fit procla-mer dans le Montferrat.
(a) Nant L. VI. Lc VaJJtr Tom. V. p.38 S, 38(5.
. (?) Etat du Síege de Rome T. I. p. 59œ uriv.
(c) Le Vajjsr I. c. p. 494-49?*
(d) Voy. le même p. 626 & luív *705^
Sc 1 Ó4-? -
B-bbb 3.: