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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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V'I T A L I E. Liv. XXIV. Cfl. I. 5 /i

Kté dAmbassadeur extraordinaire, chargé de faire conjointement avec un Sectionautre Savelìi, Ambassadeur ordinaire de 5 . M. I. & avec tous les Cardi- B ^ o : rtnaux de la Faction dEfpagne, de nouvelles instances au Pape. Le Pape d , Itaiieécouta patiemment le Duc ; après quoi il lui répondit vigoureusement, que ^ e p U û _ r anst lEmpereur avoit réservé contre les Suédois, largent & les troupes quil 1623/«/-avoit emploiées à ravager lítalie, il nauroit point besoin de secours. ^ no:rt

Quau reste la guerre dAllemagne nétoic point une guerre de religion, '_

mais une affaire purement politique. Les Ministres Autrichiens se concer-sorent avec le Cardinal Borgia, qui dans une audience publique, remit auNom du Roi dEfpagne une protestation, qui sembloit accuser le Pape denégliger son devoir dans une occasion si importante. Quelques Cardinauxfurent disgraciés pour avoir secondé Borgia, quelques - uns & Borgia lui-mêmefurent obligés de quitter Rome, Urbain ayant publié une bulle très - ri-goureuse, qui obligeoit les Evêques à la résidence. Quelques jours après,

Urbain tint un Consistoire il lut lui-même fa réponse à la^ protestationdu Roi dEspagne, il y réitéra ce quil avoit déja dit, que lEmpereur sé-toit attiré lui - même le mal quil souffroic » & il finiffoit en promettantquil uferoit de tous les moyens capables de contribuer à lextirpation delhérésie & à la fureté de la Religion Catholique. II fe borna néanmoins àk publication dun Jubilé universel, au lieu de la croisade quon lui de-mandoit, & à la permission de quelques levées fur les biens Ecclésiastiques,dont lEmpereur ne tira que cent mille écus; enfin à lenvoi de trois Non-ces extraordinaires, en Allemagne, en France & en-Espagne (a).

Urbain fit connoitre ses scntimens encore dune façon bien vive, en di M'cmten'fiant à l'Ambassadeur d'Efpagne en plein Consistoire, que son Maître étoit j? ! j ecause par sa tirannie & par son ambition démesurée, que les bons Catholi- ji Snî 'ques étoient contraints de se réjouir de la victoire des Hérétiques. Laquerelle alla si loin, que les Ministres de lEmpereur & du Roi dEfpagneà Rome sollicitèrent plusieurs Cardinaux de leur Faction, dassembler unConcile pour déposer le Pape comme un fauteur dhérétiques. II y eutmême un Jésuite en Espagne qui écrivit un Livre contre la puissance duPape. On délibéra auffi dans le Conseil du Roi Catholique d oter au Papela collation de tous les bénéfices du royaume, & dy ériger une Dateriepour les pourvoir ., & retenir largent que la Cour de Rome en tire (S).

Ce projet neut point de fuite, parceque la face des affaires changea par lamort du Roi de Suede; qui fut tué à la bataille de Lutzen, le 16 de No-vembre.

La mort de François Marie de la Rovere , dernier Duc dUrbin, occa -Démêlésstonna un démêlé entre le Pape & les Vénitiens. Le Pape avoit réuni le de . s Vtni 'Duché. dUrbin à lEglife, en conséquence des bulles de ses prédécesseurs.

Tout ce quil put sattribuer de la dépouille du Duc, ce fut la Préfecturede Rome , dont la maison de la Rovere avoit joui fort longtems, quildonna à son neveu Taddée Bat berin, Prince de Palestrine. Cette dignitétfoit son origine des anciens Préfets du Prétoire , & elle nétoit plus5 u un vain titre fans autorité. Cependant le nouveau Préfet prétendit

la préséance fur tous les Ambassadeurs dans les cérémonies publiques,

C«) Nmi L. IX. Ls Vajjtr T. I.p. m -120. (b) Heyde^erlîiít, Papat.-Etat. VII.

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