572 HISTOIRE GENERALE
Sectioh qui s’y opposèrent de concert. Jean Pefarí, Ambassadeur de Venise, feXI. rencontra dans une rue avec le Préfet. Le cocher de Pefarí s’étant laisse
<l’Italk de- Lot rompre, laissa tomber son chapeau , arrêta pour le reprendre, & le ca-puis r an rosse du Préfet passa. Pefaro en rentrant chez lui, vit son carosse enví-1623 M~ tonné de gens armés, qui favorisèrent la fuite du cocher. Tous les Atn*qu'à notre baíladears offrirent leur secours à celui de Venise, pour l’aider à tirer ven-Ums ‘ geance de cet affront, Mais le Sénat, pour éviter de se compromettre inu-tilement , lui envoya ordre de partir de Rome sans prendre congé, & nsdonna plus d’audience au Nonce à Venise. Ce premier démêlé fut suivid’un second & d un troisième. On a vu plus haut, qu’Urbain VIII. avoirdonné le titre d’Eminence à tous les Cardinaux, avec défense de recevoirde personne un autre titre , les seuls Rois exceptés. La République con-tinua, en écrivant aux Cardinaux de suivre les formes anciennes. D^P ulSl’avanture de leur Ambassadeur, quelques Cardinaux refusèrent les Lettresdu Sénat, parcequ’il ne leur donnoít pas le titre d’Eminence , & ce pro-cédé augmenta l’aigreur. Enfin le Légat de Ferrare fit des entreprises furles frontières des deux Etats. 11 fit construire de nouvelles digues , q alrejettoient les eaux du Po fur le Polesin, & qui incommodoient la navi-gation du fleuve. Les Vénitiens envoyerent des galères qui détruisirentles ouvrages du Légat. Celui - ci fit marcher des troupes, on lui en oppo-sa. II construisit un fort sur sa frontière; les Vénitiens en élevèrentun fur la leur (a).
Les Ministres de France interposèrent leurs offices, pour prévenir le*suites de cette affaire, & raccommodement suivit de près. Le Pape de*
Terminésfar la mé-
dmtiondeia c j ara à m. de Brassac Ambassadeur de Louis XIII. que î’affront fait à l’A n-rance. hxMdeur de Venise avoit été fans son aveu, que son neveu n’avoit eu au-cune part à l’enlévement du cocher, & qu’ils en avoient ressenti l’un #l’autre un déplaisir extrême. II bannit les auteurs de cet enlèvement. ™signifia auffi aux Cardinaux, que la République de Venise , qui avoit tou-jours eu rang parmi les Têtes couronnées, étoit dispensée de leur donne sle titre d’Eminence. Cette réparation contenta le Sénat. L’affaire des li-mites fut plus difficile à terminer. On envoya des Commissaires fur I e , 3lieux, qui ne purent convenir de rien. La négociation fut transférée *Venise, & ne se termina que dans /a fuite (b).
Le Pape En 1633, on vit une preuve de la lâcheté des Prélats de France,nemfne des cédèrent au poids de l’autorité du Cardinal de Richelieu. Le Pape à la f?;]nTpour^u lickation à Roi, ou pour mieux dire du Cardinal, nomma des Cornai 1 -”gerdesEvi- sàes pour juger quelques Evêques du Languedoc, accusés du crime de te*tines de ze-majesté, parcequ’ils s’étoient déclarés en faveur des Ducs d’OrléansFrance. de Montmorenci. Rien n’étoit plus contraire aux Libertés de l’Eg’ife Galh-1<5 33 - cane. Cependant, tandis que le Pape profitoit avec plaisir de l’occasio ^d’étendre fa juridiction, le Clergé de France n’osa s’opposer à cette no uvelle entreprise. Urbain nomma l’Archevêque d’Arles ôc deux £vêq uepour juger leurs confrères (r).
f d) Nani ubi sup. Laugkr Hist, de Ve-nise T. XI. p. 260 . s6z.
00 Les mêmes. -r:.;f,
(O Le Tajsor T. VII. P. H. p. 7 1 *