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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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574 HISTOIRE GENERALE

Ssctton s acquitta de sa commission, mais fans succès, à quoi il sétoit bien atten-XI. da. II profira de loccasion, pour sinsinuer dans lefprit d u Roi & de son

EJftoire Ministre, en quoi il réussie parfaitement, jusquà devenir un des plus inti-^ ConSdens de Richelieu (a).

;6?.s jus- Le Cardinal ne perdoit pas de vue son projet dabaisser la Maison dAu-qnà nom triche, de sorte quil fit signer, le 8 de Fevríer 1635 à Paris, un Traité

temS " __ entre le Roi & les Etats Généraux contre lEspagne, par lequel Louis

Traité de í a XIII. sengageoit de déclarer la guerre à Philippe IV. îi'il ne lui don-lrar.ee avec tioic pas satisfaction, ainsi quaux Hoilandois, fur les différens griefs dontles Etats ils avoient à se plaindre (L). Les Espagnols ne furent pas sitôt instruitsgénéraux de ce 1 raité, qu'ils ne gardèrent plus de mesures. lis surprirent la vill^de Treves ^r eves > & emmenerent lElecteur prisonnier. Ce Prince sétoit attirépar les ^ haine de la Maison dAutriche , en embrassant la neutralité dans leEspagnols, temsde linvasion des Suédois, & en le mettant fous la protection du Rqil 6 3 S- de franco, qui avoit garnison dans Treves, lorsque les Espagnols furpri*rent cette ville. Richelieu demanda fièrement la liberté de l'Electeur,& fur le refus quon fit, la France déclara la guerre à lEspagne. Le Papeavoit ordonné à ses Ministres de faire de grandes plaintes de fa part àVienne , à Madrid & à Bruxelles, & dy demander lélargiíTement delElecteur Archevêque; mais ses bons offices furent inutiles par la dé-claration de la guerre (c).

Ligue du Cette guerre étendit bientôt ses ravages jusques dans lItalie. Le DucMoi de de.Rohan & M. de la Lande sétoient rendus maîtres de toute la Val-te sine, & des deux Comtés adjacents. Dans ces circonstances le PrésidentPrinces à Bellievre, Ambassadeur extraordinaire de France en Italie, proposa 3a Italie, plusieurs Princes une Ligue offensive & défensive contre lEfpagne. Le

Grand Duc de Toscane & les Vénitiens persistèrent dans la neutralité. LeDuc de Modene fe déclara pour lEfpagne. Le Duc.de Savoye entra daq sla ligue parcequil ne pouvoit sen dispenser ; depuis quil avoit rendu Pi'gnero! à la France, il écoit dans la dépendance. Le Duc de Mantoue sign 3aussi la Ligne, & Edouard Duc de Parme sy joignit. Comme ce dernierétoit Feudataire de fEglife, .Urbain qui vouioit se tenir neutre, écrivit 3Edouard deux brefs par lesquels il defapprouvoit son union avec I 3France (d).

Le Pape Quelque occupé que Richelieu fût des affaires de la guerre, il ne p er ''cher les" ^ 01 ' c point de vue le dessein de faire casser le mariage du Duc d'Orléans avecEv^ues de a ^ œur à Due de Lorraine. Quelques Evêques dévoués au Cardinal, f a *Erance de rent choisis par jasseinblée du Clergé pour examiner laffaire , & après 3 'juger du voir consulté ceux des Docteurs séculiers & réguliers, quils jugèrent 3 *Dí/TtíOr-P ro ? os » ds firent leur' rapport, fur lequel lassemblée du Clergé fe déclaraléans. pour la nullité du mariage, parcequil avoit été contracté fans le consente'ment du Roi ( e ). La Reine Mere réfugiée à Anvers avec la Ducheh edOrléans, fit prier le Pape de ne pas permettre que les Evêques de.Fran*-®je mêlassent de cette affaire. Le Pape parla vivement à M, de NoaiH e

(a) Le VaJJor T. VIII. p. j» p, 1x2-128, (d) Le Vasfor ubi Cup. p. Z8Z & ^ alV "

Nani ubi íup. Contin. de Mtzeray T. XII. p- 6r.

(b) Le Vststr 1 . c. p. 368. (-) Le Vajsor 1 . c, p. 4113-472.

(cj Le même> p- 378-381.