D’ITALIE. Liv. XXIV. C h. I. 577
étoit mort le 20 de Septembre; il laissa pour successeur Charles II. son Sectionpetit- 61 s, qui étoit auffi mineur, sous la Régence de la Princesse Marie,veuve du Duc de Rbetel, & mere du jeune Prince. Par l’appui des Véni- d'ïtdk dé-tiens, elle se trouva à sabri de toute inquiétude de la part des Espagnols, puis fanpour lesquels elle se déclara l’année suivante. 1623 jus-
Au commencement du mois de Mars 1638, le Marquis de Leganez mit notrile siégé devant le Fort de Brême, à l’entrée du Duché de Milan. Le Ma- tems ‘réchal de Créqui s’avança pour secourir la place, & fut tué. Le Fort se Suite de i arendit. On envoya le Cardinal de la Valette pour remplacer le Maréchal, guerre enSon arrivée n’empêcha pas le Marquis de Leganez d’entrer en Piémont , Italîe ’ '
& de mettre le Siégé devant Verceil, dont il se reniic enfin maître, malgré I<535 ‘tous les efforts des François pour secourir la place (a). Ainsi finit la cam-pagne d’Italie.
L’année suivante les deux Princes de Sávoye se rendirent maîtres de Afîêfts depresque toutes les places du Piémont, à l’exception de la Capitale. La PiémontRégente fut obligée de se jetter sans réserve entre les bras de la France; i6ZA.pendant qu’elle fesoit ses dernieres conditions, le Prince Thomas surpritla ville de Turin,& un corps de François, qui afsiegeoic Coni, eut à peineJe tems d’arriver pour sauver la citadelle, C k mettre en fureté la DuchesseRégente, qui s’y étoit réfugiée (b).
La Cour de France & celle de'Rome se trouvoient fort brouillées en- Brnàlleriessemble. Le refus des bulles dont Richelieu avoit besoin pour les Abbayes entre lade Clugni,de Cisteaux & de Prémontré, le pen d’égard que le Pape avoit France ê?pour la nomination que le Roi avoit faite de Mazarin pour le chapeau de leCardinal, & enfin l’assaíïìnat de l’Ecuyer du Maréchal d’Etrées,dont nousavons dit un mot, avoient causé un grand mécontentement, & Richelieuenvoya au Maréchal d’Etrées des ordres, qui l’obligeoient à témoigner que leRoi ne vouloit rien approuver de tout ce qu’Urbain feroit (c). Le Pape envoyaalors Scotti en qualité de Nonce en France, au lieu de Bolognetti, pour ju-stifier l’assaffinat commis en la personne de l’Ecuyer du Maréchal. La Courrefusa de recevoir Scotti en qualité de Nonce extraordinaire. Le Pape cédaenfin & donna au Roi la satisfaction qu’il demandoit, & accorda quelquetems après à Mazarin le Chapeau de Cardinal (d).
Urbain etoit. parvenu à procurer en Piémont une trêve de trois mois. La s ut - te de laCour de Madrid en fit un crime au Marquis de Leganez, le rappella & guerre deenvovaje Marquis deFuente pour le remplacer dans le Gouvernement de Mi- Piémont.lan. Dèsque la trêve fut expirée, la ville & la citadelle de Turin recom-mencèrent à se canoniser. Le Comte de Harcourt tenoit la campagne avecun corps de six mille hommes. Se trouvant pressé d’un côté par "le Marquisde Leganez, & de l’autrepar le Prince Thomas, & manquant de vivres,il attaqua brusquement les troupes du Prince, leur passa fur le ventre &assura fa position (c).
L’hiver se passa en négociations frauduleuses & inutiles. Au eommen- Sûge decernent d’Avril le Marquis de Leganez affiegea Casai, dont les François Casai s deétoient les maîtres. Le Comte de Harcourt marcha au secours de la place,
fa) I e même, p. 529-545. jVaw^ G) Nani L. XI- LeVajJorp, IX.
(c) Le Vassor 1. c. p. 188 &
(d) Contin. de Mezeray T. XII. p-
(e) Nanì L, XI,
rrz.