, 578 HISTOIRE GENERALE
Section força les lignes des Espagnols, leur tua plus de trois mille hommes, les mitX . J * en déroute, & prit leur canon, leur bigage & la caisse militaire ( a ). Ced'ìuHe Généra! entreprit alors avec une armée tout au plus de dix mille hommesdepuis fan d’assieger la ville de Turin, défendue par plus de trois mille hommes aux16*3 jus- ordres du Prince Thomas On vit alors une choie fort extraordinaire ; sa-qu’à notre vo j r j a citadelle assiégée par le Prince Thomas, maître de la ville, la villetemS ‘ assiégée par le Comte de Harcourt, & le Comte de Harcourt assiégé lui-même dans son camp par le Marquis de Leganez. Ce dernier attaqua laComte dans ses retranchemens, le onzième de Juillet, & fut battu. Ensinla ville fe rendit le 24 de Septembre. Le Prince Thomas se retira à Coni,où il fit en secret son accommodement avec la France, étant mécontentdes Espagnols. Mais au commencement de l’année suivante, il se livra dsnouveau à eux (b).
Origine Q* On place à cette année l’origine du Jansénisme. J'ai déja dit ailleurs queles contestations fur la grâce avoient commencé dès le Oecle précédent, àl’occaíìon du Livre de Louis Molina. Jésuite Espagnol , sur la concor-de de la Grâce avec ie Libre - arbitre. On a vu que ce Livre donnalieu à de grandes querelles qu’on tâcha d’assoupir à Rome. La dispute,après avoir été assoupie - quelque tems, sc renouvella en 1626 par le Li-vre d’un Jésuite nommé Garasse, intitulé Somme des Vérités , Capitales dela Religion Chrétienne. L'Abbé de St. Cyran le réfuta vivement, & mal-gré ia cabale des Jésuites, ce Livre de Garasse fut censuré, par la Fa-culté de Théologie de Paris , comme contenant plusieurs propositionshérétiques , erronées, scandaleuses téméraires, plusieurs falsifications àspassages de l'Ecriture & des Peres, cités à faux. Jansenius, qui écoicalors à Louvain, & qui n’aimoic pas la doctrine des Jésuites, forma sedessein d’approfondir les sentimens de St. Augustin fur la Grâce, la Pré-destination & le Libre arbitre. Après avoir lu plusieurs fois les ouvra-ges de cePere de l’Eglise, il forma un gros volume in-folio, qu’il inti-tula Atigujlinus , qui parut en 1640, deux ans après la mort de L’Auteur.Les Jésuites dénoncèrent son Livre à l’Inquisiteur de Rome, & com-posèrent pour le combattre des Thèses, qui furent soutenues à Louvainen 1641. Les Ecclésiastiques se partagèrent, & on les distingua passe®noms de Jansénistes & de Molinistes. Les premiers furent soutenus par seSorbonne, & par les plus célébrés Théologiens de l’Ëurope. Les Jésuite®mirent dans leurs intérêts la Cour de Rome, & Urbain VIII. condamnaVAugustin de Jansenius, comme renouvelant des propositions de Mseh elBaius, condamnées par Pie V. & par Grégoire XIÍL II défendit enfuisfous des censures severes, & fous des peines civiles, que personne ne trai-tât à l’avenir des secours de la Grâce fans une permission expresse du SainSiège, jusqu’à ce qu’il en eût été autrement ordonné par le Siégé Ap 0 'stohque (c).
$;-ge th ^ Ut cn 1641 que commencerent les grands démêlés du Pape avec se
estai &de Duc de Parme, qm éclatèrent en rupture ouverte. Pour l'intelligencs
Turin. ^
condam-nation duJanjénis •‘nie.
1641.
1640.
(d) Le même. Le Vajsor T. X. P. I. p. 45& fuív.
(b) Nard ubi sup. Le Vajsor I. c. p. 69
L fuiv. „
(c) Voy. Hist. des Papes T. V. ?>
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