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ce dissérend il saur remonter plus haut. Le mécontentement da Duc com--SEcno»mença dans le tems que s’étant déclaré pour la France contre les Espagnols, xi.il s’étoit vu dans la nécessité de Raccommoder avec ceux-ci. II fe plaignit d;de la froideur avec laquelle Urbain en avoit agi dans cette occasion, l’ayant ^ p anabandonné au ressentiment de la Maison d’Autriche. Les Barberins avoient 1623 jus-voulu lui faire acheter la protection de leur oncle , par la cession de quel* î«’<* notreques-unes de ses terres, qui étoient à leur bienséance. Etant allé en 1639 temS -dans son Duché de Castro ; les Barberins lui firent insinuer, qu’étant fi prèsde Rome, il convenoit qu’il y vint pour voir le Pape. On lui promit tou-tes sortes d’agrémens, & lui fit espérer qu’il obtiendroic une diminutiondes intérêts qu’il payoit des grosses sommes que son pere avoit empruntéesdu Mont de Piété (a). Quelques Auteurs prétendent qu’ils avoient aussion vue de lui faire épouser la fille de Taddéo Préfet de Rome, <Sc Princede Palestrine ( 3 ). Maïs en ce cas-là il faudroit placer son voyage à Romeen 1626, puisqu’en 1628 il avoit épousé la Princesse de Toscane (c). S’ily a quelque chose de vrai dans cette particularité, dont Nani ne dit rien,on pourroit croire que c’est dans cette occasion, & non auparavant, qu'onlui proposa de donner sa fille en mariage au fils aîné du Prince de Palestri-ne , avec le Duché de Castro pour dot (d). Quoiqu’il en soit le Duc allaà Rome,& obtint la diminution des intérêts qu’il payoir. Mais il se brouillaavec les Barberins au sujet du cérémonial, & suivant Nani, parcequ’iJ re-fusa de les accommoder de quelques terres de Castro qui étoient voisinesdes leurs. II partit de Rome fans les voir, «St parla si fortement à Urbaincontre le Cardinal François, que le Pape en pleura (<?).
Les Barberins chercherent à fe venger, & en trouvèrent bientôt le mo-yen. Le Duc jouissoit par la concession des Papes de la traite des bleds,qu’on tiroir du Duché de Castro, ce qui servoit à payer les intérêts dessommes dues. Le Pape, à l’instigation de ses neveux, révoqua la conces-sion , ce qui mjlt le Duc dans l’impuissance de payer. 11 fut cité à Rome ;mais ne voulant pas subir les formalités de la Justice, il eut recours aux ar-mes. II envoya à Castro des troupes, & fit fortifier h place. Les Barbe-rins taxèrent cette entreprise de félonie, & de dessein de résister à son Sou-verain. L Auditeur de la Chambre Apostolique publia un Monitoire, quine donnoit que trente jours au Duc de Parme, pour démolir les fortifica-tions & licencier Ja garnison de Castro, sous peine d’être déclaré rebelle ,
& d’encourir l’excommunication. Cette menace fut bientôt appuiée d’unearmée, fous les ordres du Préfet de Rome. Le grand Duc de Toscane,le Viceroi de Naples, & le Sénat de Venise s’intéresserenc en faveur duDuc de Parme, â conseillèrent à ce Prince d’uscr de modération & dafaire quelque soumission au Pape pour l’appaiser. On afficha un secondMonitoire; qui prolongeoit de quinze jours le terme donné au Duc «Scdans le même tems les troupes du Pape s’vancerent, «Sic s’emparerent fanspeine du Duché de Castro. Edouard fit présenter à l'Auditeur de la
'(«) Nani L. XII fous l’an l 6 iï.
(O Etat du Siégé de Rome T. I. p. 45« tuiv. r
CO Etat ancien & moderne des DuchésTome XVIII.
de Florence, Modene. Mantoue & Pareie&c. p. 442.
(d) Le Fesser T. X. P. II. ?-(0 Nani ubi siip,
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