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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D Ï TAU E. L iv. XXIV.. s. zZz-

lëgará des deniers pour la guerre, remploi en étoit constant & public, les Sscrmatroupes ayant été payées en présence de lOfficier commis pour cet effet, XI.à qui par conséquent il falloit sadresser. Tout cela nempêcha point, Histoirequon ne séquestrât généralement tous les revenus & tous les biens des Bar- r âe 'berins. Cependant fur les avis quils reçurent de tous les côtés, quon avoit Van sdessein de les enfermer dans le Château 8. Ange , le Cardinal François & \iamm-son frere songèrent sérieusement à la retraite. Ils sortirent de Rome tans.

le i<5 de Janvier à deux heures après minuit, le Cardinal à pied, en habit-

de Prêtre, & le Préfet de Rome dans un carosse avec ses enfans. ils aile- l64fi 'rent droit à lembouchure du Tibre , & la barque quils avoient arrêtéenayant pas voulu partir, ils furent obligés dêtre plus de quatre heures àtraiter avec dautres, pour les disposer à mettre en mer. I 1 S se jetterontdonc dans une méchante barque Génoise, fans avoir ni matelas pour se cou-cher, ni autres provisions que de méchant biscuit & un peu de mauvais vinquils acheterent dans le port. A peine furent - ils en mer quil s'éleva unefurieuse tempête, mais la force du vent les mit en un jour à la vue de Ge-stes, L le lendemain ils se trouvèrent la nuit à la hauteur désistés de Sce.Marguerite. La tempête sappaisa, & ils se rendirent -à Cannes en Pro.vence, d ils dépêchèrent un Courier au Roi, pour linformer de leurarrivée, & lui faire des excuses de ce quils avoient été forcés, contreleur intention, dentrer dans le royaume avant que den avoir la permission.

Le Roi leur envoya un de ses Ecuyers, pour les assurer de la continuationde fa protection & de fa bienveillance (a). La haine quon avoit eu pourles Barberins se changea en compassion. On taxa le Pape d'ingratitude, &de condamner dans les autres, ce quil pratiquoìt lui-même, puisque Do-na Olympia gouvernoit absolument, & étoit plus avide encoredamasser desargent, que les Barberins ne lavoient été.

On ne blâma pas moins son procédé envers le Cardinal Pamphile son ne- Lsneveatiu-Veu. Ce Cardinal étant devenu amoureux de la Princesse de Rossane, jeu- Pape banniste veuve, résigna son Chapeau à linsu du Pape, & épousa secrètement la <iePrincesse. Ce mariage irrita tellement le Pape & sa mere Olympia, qua-près une conférence particulière de deux heurês, ils résolurent de le ban-nir de Rome avec sa femme. Cette résolution si sévere fut mise daborden exécution, au grand étonnement des Romains. On trouvoit la fautetrès - pardonnable , parceque la Princesse étoit distinguée non seulementpar son rang & par ses biens, mais encore par fa beauté & par les qualitésde fa personne. On attribua leur exil principalement à Olympia, qui ap-préhendant que la Princesse naffoiblit son crédit, jugea à-propos de latenir éloignée de la Cour.

Innocent X. irrité de la désertion des Barberins, publia le 21 de Fe- Bulle etav rier une bulle datée du jour précédent contre les deux freres Cardinaux, Pape contrePat laquelle il ordonnoit que leurs revenus seroient saisis & même confisqués * le . s Bart>e "

? tnoins qu'ils ne retournassent dans six mois. Quen cas de désobéissance, .^'<546.ds seroient privés de leurs bénéfices, pensions & charges, & enfin du Cha-P e au (b). La Cour de France prit parti dans cette affaire, la Bulle fut-

. (a) Griffes , Augmentât, au Journal de de Daniel in 8vo.

Uls XIV. Tom. XXII. p. 3-8, de lEdil. (fc) Aulery I. c, p. ^57.