D’I T A L I E. Lrv. XXIV. C lù T. 6 tí'Bí premier Ministre ou de Cardinal Patron; à Don Angelo son frere le SectionO énéralat des Galères, & à Doa Gafpar le Généralat de l’Eglise avec plu- Hi ^‘ esieurs autres prérogatives. Déplus, il érigea en Principauté leur Château d >j talie de .de Rulîìna, auquel il en joignit deux autres qu’il acheta pour eux (a). puis l'on
Cette prompte élévation de la famille Paluzzi, qui étoit pauvre & fort jusendettée, surprit extrêmement les Romains ; on appréhenda que le Car- mrt
dinal neveu & ses parens ne se rendissent absolument les maîtres, & qu'ils _
ne travaillassent à s’enrichir par toutes sortes de voies. Gn ne se trompa Ouï gn.point. Le Cardinal Paluzzi Altieri refusa de sceller plusieurs grâces que le «mPape evoit accordées, suivant la coutume, à son couronnement, sous pré- ™ lW ‘ rt n ’'texte que Sa Sainteté avoít été surprise, ou qu’on avoit déja disposé ’
paravant des Bénéfices. II ordonna aussi au Maître de la Chambre, & àtous ceux q û scrvoient le Pape, de ne pas permettre qu’on lui présentâtdes requêtes ou des Mémoires, à son insu & sans fa permission. C’est ainsique le Cardinal Patron exerça une puissance absolue, disposant des char-ges & des Bénéfices, selon son bon plaisir, qui étoit toujours réglé parl’intérêt. Ce procédé excita de grands murmures, parceque plusieurs per-sonnes prétendoient depuis l’exaltation de Clément X. lui appartenir, &descendre de quelque branche de la famille Altieri. Cependant on ne tra-versa pas cette autorité excessive du Cardinal, autant qu’on s’y seroit atten-du. Comme elle se renfermoit dans le cercla des affaires Ecclésiastiques < 3 cdomestiques, les Cours de France & d’Espagne n’y firent pas d’abord gran-de attention ; & le grand âge du -Pape fefoit espérer aux Cardinaux qu’ellene dureroit pas longtems, c’étoit là aussi la raison, qui portoit le Cardinalneveu à profiter au plus vîte de l’occasion, pour établir la grandeur de làfamille.
Don Pedre d’Arragon, Viceroi de Naples, avoit eu ordre de la ReineRégente d’Espagne d’aller à Rome,pour y rendre, en son nom & en celui ^du Roi son fils, obéissance s Clément IX. Mais ce Pape étant mort avant 167/.que le Viceroi eût eu le tems de s’acquitter de ce devoir, il s’en acquitta en-vers Clément X. en 1671 (b). Après son départ, le P. Nitard InquisiteurGénéral, qui avoit été Confesseur de la Reine, eut l'Ambassade de Rome,
L à la sollicitation de cette Princesse le Pape le créa Archevêque d’Edesse,
& au mois d’Avril 1672 lui donna le Chapeau de Cardinal ( c ).
Ce fut fous ce Pontificat que commença l’affaire de la Régale, qui ^ff aîrís &caulà dans la fuite tant de broullleries entre Louis XIV. & la Cour dc l» Régals.Rome. La Régale est -le droit qu’ont les Rois de France de pourvoir 16/z.à tous les Bénéfices simples d’un Diocèse, pendant la vacance du Siégé,
& d’œconomifer à leur gré les revenus de l’Evêché , jusqu’à ce que lenouvel Evêque ait fait enregistrer son serment de fidélité. II y avoitdepuis longtems des contestations fur ce sujet, parceque plusieurs Evê-chés prétendaient n’être point soumis à ce droit. Louis XIV. donna lelo de Fevrier 1673 un Edit, par lequel il déclare que la Régale s’étendfur tous.les Diocèses de son royaume, à l’exception de ceux qui en étoiensiexempts à titre onéreux. Deux Evêques seuls refusèrent de se soumettre à
00 Hist. de Familles de Rome, à lafuite (ï>) Giannme L. XXXIX Ch. à. N. t
** celle des Conclaves p. 411, (c) Mem.de laCourd’EQ?agneT.I<Pm< 44 «
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