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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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V'I TAIiî E. Liv. XXIV. Cil I. §27

vant les Evêques, que lInguisiteur eût à sortir incessamment de Naples & Se anomdu Royaume; que ceux quil avoit fait arrêter fussent transférés dans les XI.prisons de lArchevêché, pour être jugés par lArchevêque selon les canons.Le Viceroi accorda ces demandes, & le Roi Charles -II. approuva ce qu depuis r mavoit fait, par une Patente expédiée à Madrid le 25 de Mars 1692. LIn- 1623 jus-qûisition de Rome tenta encore dans la fuite de nouvelles entreprises, aux- î M à trlquelles le Roi diìspagne sopposa pour contenter les Napolitains (a). In - tem 'nocent XII. fut mécontent de ce procédé. Dautre part Charles II. irrité

de la partialité que Je Pape témoignoit pour la France, & fatigué des in-stances réitérées quil lui fesoit pour le porter à la paix, A à abandonnerses alliés, lui écrivit une Lettre très forte, dans laquelle il justisioit la-* cessité de la guerre entreprise contre Louis XIV. par laquelle les Princesalliés fe propofoient de parvenir à une bonne & solide paix (b).

Le Pape n-aiant pu réussir auprès du Roi dEfpagne, fut plus heureux Le Papeauprès du Duc de Savoye, quil détacha de la grande Alliance. II e st vrai détache leque la France fit des offres si considérables à ce Prince, quil ne pouvoit Du deSi ~les refuser, étant aussi porté quil létoit à manquer à fes engagemens quandil sagissoit de son intérêt (c). Le Traité fut conclu au mois de Juillet r 696,

& on y stipula Ja neutralité pour lItalie. Le Pape,qui fouhaitoit den éloi-gner les Impériaux, leur envoya soixante mille écus. II atcorda aussi dulscours aux Vénitiens contre les Turcs, & au Roi Jaques.

Innocent XII. avoit dailleurs des affaires qui loccupoient beaucoup. Le Ses feinsQuiétifme fesoit toujours de grands progrès en Italie, malgré toutes tet contre lerigueurs de lInquilition, & le Pape auroit voulu larrêter, mais il ny réussi t Aài/me.pas, comme il fouhaitoit. Quand les esprits fe livrent à cette forte de fa-natisme , qui semble porter la pieté au plus haut degré, il nest pas aisé deles ramener.

En 1697, le Pape eut la satisfaction de voir la conclusion de la Paix- p a i x denérale à Riswyek, & dapprendre que lElecteur de Saxe avoit embrasséja Ryswyck.Religion Romaine pour obtenir la couronne de Pologne. II envoya à ce I<5 97 *Prince un Nonce pour le féliciter.

On porta en ce tems- à Rome une autre affaire, qui fit beaucoup de bruit. Condamna-Le célébré Fenelon , Archevêque de Cambrai, fut accusé de Quiétifme, k tien desloccasion de son Livre des Maximes des Saints. Ce Prélat y soutenoit l'A Maxi >nesmour pur & désintéressé. M. Bossuet, Evêque de Meaux, quon accule f es *f ail ? t sdavoir eu une jalousie sécrété contre M. de Fenelon, fe souleva contre Fcneiên**son Livre, & le dénonça au Roi comme un Ouvrage dangereux. IIécrivit 1699.contre lArchevêque deCambrai, & tous deux envoyerent leurs Ouvragesau Pape, & sen remirent à fa décision. La Congrégation du Saint Officenomma sept Confulteurs de divers Ordres pour examiner trente-sept propo-sitions, & ils emploierent à cet examen le même nombre de Conférences,ils les jugèrent erronées à la pluralité des voix. Le Pape à la tête duneCongrégation de Cardinaux, les condamna par un Bref, qui sox publié éfcaffiché dans Rome le 13 Mars 1699. Mais si M. Bossuet triompha. M.de Fenelon obscurcit bien la gloire de ce triomphe, par sa soumission aveu-

00 Giannone L. XXXII. Cb. z. ( c ) Siecle de Louis XIV. Ch. 16. Coní,

ib) iiilh des Papes T. V. p. 404-405. de Mezeray T. XIII. p. 294, 298.

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