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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’í T A L I E. Liv. XXIV. ffH. I. 629

• auprès de fa personne & l’emploia dans les affaires comme un homme ha Sectionbile, qui avoir le rare talent de satisfaire tout le monde (a). , XI.

Les commencemens de son Pontificat furent beaux. 11 6t un de ses ne-veux Sociétaire des Brefs;mais il déclara que ses parens dévoient être cxa-minés dans les occasions, selon la réglé générale de l’habileté & du mérite, à z jus-A peine fut-il couronné, qu’il déclara au Gouverneur de Rome & aux?«’« notreprincipaux Officiers, que son intention étoit que la Justice v fût exercée tcms -avec la derniere exactitude, & sans égard pour qui que ce fût. II se déclara cmmm».contre les franchises des quartiers & ordonna aux Sbirres de marcher par mens desmtout. II parut plein de vigueur, & constamment occupé à remédier auxabus. II avoit toujours la plume à la main pour faire ses remarques fur cequi se paffoic, voulant tout voir & tout ordonner, sans se confier entiere-ment à ses Ministres (b). Peu de tems après son élection, il écrivit de sapropre main au Roi Jaques, & lui envoya son portrait. L’Ambassadeurd’Espagne lui fit demander l’investiture du royaume de Naples pour le Ducd’Anjou, que le Testament de Charles II. mort depuis peu, appelloit à Jasuccession d’Espagne. Clément répondit, que s’agissant d'une affaire detrès - grande importance, il falloir qu’il en délibérât premierement avec leCollege des Cardinaux. II le fit dans une Congrégation sécrété » dont onne pénétra point les délibérations (c).

On fait que la Maison d’Autriche disputoit cette succession à Philippe V. Emhamt•en faveur de l’Archiduc Charles. Cette querelle jettoit le Pape dans de il figrands embarras, & lui causoit de cruelles inquiétudes, pareeque chaque * uvt ‘Parti le pressoit de se déclarer en sa faveur. 11 n’osoit le faire, dans lacrainte que le Parti qu’il embrafferoit ne succombât. II voulut se tirer d’af-faire en embrassant la neutralité, & en fesant l’office de Médiateur entreles Puissances ennemies. Mais fa Médiation ne fut point acceptée, chacunprétendoit maintenir son droit par les armes & Louis XIV. avoit pris pos-session du Milanés au nom de son petit-fils. Clément, craignant de seVoir un jour à la discrétion du plus fort, mit ses places frontières en étatde défense, & leva dix mille hommes pour la fureté de l’Etat Ecclési-astique. En attendant il amusoit les Cours de France & de Vienne, enleur donnant des espérances égales. Aiant appris que l’Empereur se dilpo-soic à envoler des troupes en Italie pour soutenir les droits de fa Maison,le Pape lui écrivit un Bref, pour l’exhorter à se désister de ce dessein,î’assurant que Dieu lui en donneroit la récompense ,au centuple.

Cela n’empêcha point les Impériaux d’entrer en Italie, où ils firentdes progrès assez considérables pour obliger le Pape à en agir avec beau- Léglt^à *coup de circonspection. 11 refusa l’hommage de l'Haquenée que l’Arnbassa- PhiiippeV.deur d’Espagne vouloir lui présenter au nom de Philippe V. Pour qu’on ne I7 ® 2 ‘

pût l’accuser de partialité,, il prit la résolution, dans un Consistoire se-cret , d’envoier des Nonces extraordinaires à l’Empereur, & aux Rois deFrance & d’Espagne, pour les porter à la paix. Le premier n’ayant pasvoulu y entendre, le Pape témoigna ouvertement son inclination à favori-ser la France. Aiant appris que Philippe V. étoit arrivé en Italie, il lui

GO Le même, p. 96, 97. fur des Mémoires communiqués.

W Hist. des Papes T. V. p. 412, 413. (c) La-même, p. 4 J 3 «

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