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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D* r T A L I E. L iv. XXIV. C n; J. <fj r

& ses Gardes pour désabuser le peuple, en l’assurant que cette prétendueSacra»révélation étoit une imposture diabolique, & exhortant chacun à retourner ^dans fa maison. Cette calamité inspira des sentimens de pénitence aux Ro-mains pour quelque tems. Tous les Tribunaux furent fermés, pour don- depuis l’mner le tems aux Juges & aux autres Officiers de Justice de gagner les indul- 1613 jus-,gences du Jubilé. Ce Pape fit mettre des troncs aux portes des Eglises, i u '‘ l ,lBSripour recevoir les aumônes en faveur des familles ruinées. II établit des tms 'Officiers pour visiter les boutiques des Peintres, des Sculpteurs , avec or- ‘~* -rdre de confisquer toutes les peintures & les statues indécentes, qu’ils trou-vtroient exposées aux yeux du-Public. II fit auíìi publier deux Edits, I’uryportant défense aux hommes d’enfeigner la Musique aux Dames, soit pourchanter, soit pour jouer des instrumensj l’autre, défendant aux Filles,,qui reçoivent leur doc des Hôpitaux de porter des habits de soy e . Qn ré-solut que les lieux ruinés scroient exempts de tous droits, jusqu a leur en-tier rétablissement. Le Pape-fit aussi divers réglemens pour obliger lesPrélats & les autres Ecclésiastiques à .mener une vie conforme à leur •caractère ; il leur défendit le Jeu, & surtout d’avoir des Cartes dans leíàcré Palais (a).

Clément XI. continuoit toujpurs de solliciter les Puissances Catholiques, i, t p a p.js-qui écoient en guerre, à faire la paix , niais lés instances furent inutiles, déclare con-Le 12 de Septembre, l’Archiduc Charles fut proclamé à Vienne Roi d’E- tr s eípagne,. sous le nom de Charles III. Les Ministres de l’Empereur à Romepréparèrent à cette occasion une grande fête à l’Eglise nationale des Aile- >e 'mands, où ils avoient dessein d’expofer le portrait du Pape, avec celui de-l’Archiduc vêtu à l’Espagnole avec les ornemens Royaux. Les Ministresde France & d’Efpagne fe plaignirent de ces préparatifs. On tint plusieursCongrégations fur ce sujet, & le Cardinal Carpegna fut chargé de faire sa-voir que cette Eglise serait interdite, si l’on y exposoit ces deux portraits,

C’est ainsi que le Pape prit en quelque façon parti contre la Maisond’Autriche. Ce n’est pas qu’il ne prétendit toujours observer, la neutrali-té; mais.il ne put empêcher que les Terres de-l'Eglise ne fussent occupéespar les Troupes Impériales & par celles des deux Couronnes. Pour s’endélivrer, il fulmina des censures contre les Généraux, qui refufer-oient deretirer leur troupes du Ferrarois. L’armée des deux Couronnes, com-mandée par le Grand - Prieur de Vendôme, marcha vers l’extrémité ditMantouan, & les Troupes Impériales, prirent la route du Trentin, pourretourner en Allemagne. Nous ne parlons point des opérations de laguerre , pareequ’on les peut voir dans notre Histoire de France 6 cd'Efpagne.

Une autre affaire occupoit encore le Pape, à cause de la division qu’elle Címiamrn -•causoit depuis longtems dans l’Eglise Romaine, je parle des CérémoniesChinoises. Les Jésuites, sous prétexte de faciliter rétablissement du Chris- chinoises.tianisme à la Chine, permettoient à leurs prosélytes de rendre à Confucíus 1 jou-les honneurs accoutumés, & qui paroissent idolâtres, 11 parut quantité deLivres, qui accusoient les Jésuites d’une indulgence criminelle à cet égard& d’impieté. L’affaire avoic dé j a été portée à Rome, vers la fin du

(a) flist. des Papes 1. c. fur des Mémoires communiquas.

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