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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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646 HISTOIRE GENERALE

Ssckoh pas paroitre en public avec lappareil qui suivoit ordinairement ses prédé-H'ìlìr relieurs. On croioit quil avoit peu de parens, mais ii se trouva plusieursaItalie neveux & petits - neveux, dont quelques-uns avoient pris le parti d u. Cloi-ëipuis r an re. Cependant il ne parut pas porte' à les accabler de Bénéfices Eccléfiasti-3623 jus- ques, mais seulement à les placer selon leur mérite & leur état. Dailleursttmt nHre * llonna des marques de fa générosité à la plupart des Cardinaux, & il -m>

gmenta la pension du Chevalier de Saint - George de quatre mille écus Du.

reste, il nentendoit rien à la politique, & il ne sen cachoit point.Il ordonna au Gouverneur de Rome d'interdire absolument tous les lieuxde débauche, & de faire exercer la police à cet égard avec toute la rigueurpossible. Ayant renouvellé cet ordre au Sous - Gouverneur, celui - ci en futembarrassé,éfc conféra avec le Cardinal Paulucci, Vicaire, fur ces nouveauxordres, que tous les Papes ont coutume de donner, mais quon na ja-mais exécutés à la rigueur, à cause des inconvénient Lexpédient quontrouva pour contenter le Pape, fut de chasser les plus odieuses & les plusinfâmes des femmes publiques, & de faire entendre aux autres quelles dé-voient sattendre au même fort, si la retenue & la modestie ne déroboientle scandale de leur vie libertine aux yeux pénétrans du chaste Pontife. IIécrivit à tous les Princes Catholiques pour ies exhorter à la paix, mais sur-tout à ne point exposer le Patrimoine de St. Pierre aux calamités de laguerre. Dans une audience quil donna au Cardinal Aquaviva, il déclara àce Prélat, quil attendoit de l'amour du Roi d'Espagne pour la paix, &de son zele pour le bien de lEglise, que S. M. C. prendroit tous lesarrangemens nécessaires, pour empêcher quon ne troublât le repos delItalìe,- ajoutant que quant à lui il ne prendroit aucun parti, quelque ré-volution qui pût arriver. Cependant, dans une Congrégation particulièrede Cardinaux, il exaggéra fort le danger -se trou volt lítaiie ; il proposadaugmenter les Troupes de lEtat Ecclési astique, de mettre les places-frontières'hors dinfulte, de construire quelques nouvelles galères, &den-voyer des Brefs à tous les Princes dItalíe, pour les exhorter à se tenir-prêts à tout événement. Ce? propositions furent approuvées.

djfaìrs de On se flatoit que Benoit XIII. élevé dans les principes des Dominiquainstkn° n ^ ÌtU ' rêmédieroit aux maux quavoit causés la Constitution Unigsnitus , mais onim ' fe trompa. 11 étoit à la vérité attaché à la doctrine dc St. Augustin, & à

la pureté de la Morale, mais en même tems fort prévenu en faveur des pré-tentions ultramontaines fur linfaillibilité, & par cette raison il ne croioitpas devoir donner atteinte à ce que ses prédécesseurs avoient fait, & quilregardoit comme émané dun tribunal qui ne peut errer. Dans cette dispo-sicion il soutint que la Bulle ne condamnoit ni les vérités de la Grâce, niles réglés de la Morale, & en même tems il voulut accréditer les véritésqus cette Bulle condamne réellement. Ce fut dans cet esprit quil adrcfla»

le 6 de Novembre 1724, à tous les Professeurs de lOrdre de 8. Domini"que un Bref, qui réunissoic ces deux choses. Les Jésuites furent fort co n -sternes de voir le Pape le déclarer pour la Doctrine des Appellans fur [ agrâce. 11 s firent agir quelques Cardinaux, quì lui représentèrent quil avoitété bien loin dans ce Bref. Mus Benoit leur répondit, quil 11avoit rienavancé, quil ne voulut bien soutenir en pré ence dun Concile. D autrepart les Jansénistes auroienc voulu une condamnation pure & simple de I 3Bulle.