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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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6 ò -o HISTOIRE GENERALE

Sbction il commença par un discours fur la paix conclue entre l’Empereur & le, XI. Roi d’Efpagne ; il insista fur le préjudice que ces deux Monarques fefoient

d" Italie au Sie S e » en déclarant Parme & Plaisance Fiefs de l’Empire, & protesta

depuis Van contre cette inféodation, déclarant qu’il prendroit des mesures pour soute-1623 jus- nir les droits d u S Siégé. Après ce discours il proposa M. Nicolas delqu'à notre Oiudice , neveu du Cardinal Doyen , & M. Cofcia pour le Cardinalat.tms ’ Dès qu’il nomma ce dernier quelques Cardinaux sortirent de rassemblée, &

' les autres fe trouvèrent divisés en partis. Les uns étoient pour le Pape;les autres opposés à Cofcia, & les autres indifférens. Benoit écouta pa-tiemment tout ce qu’on dit pour & contre; après quoi il prit la parole, &représenta qu’il avoit tâché de témoigner fa reconnoissance envers ceuxdont il avoit r>.çu quelques bienfaits, & qu’il vouioit en faire autant à re-gard de M. Cofcia, parcequ’ií avoit étéìe compagnon inséparable de sestravaux. Ii alla ensuite aux voix, & personne ne s’oppofa à la nominationde M. Cofcia, chez qui les préfens tomboient de tous côtés en il grandeabondance, qu’il en reçut en peu de teins pour plus de vingt mille écus,Démêlés du Au commencement de l’année 1726, la Cour de Rome eut un démêléPaye avec avec le Canton de Lucerne. Les Magistrats avoient voulu s’oppofer aux^Lvcerne * usurpations du Clergé; le Nonce Paííionéi à l’Evêque de Constance s’étoiencxjagj mêlés de la querelle, & le Nonces’écoit même retiré de Lucerne. Le Papefit approuver par la Congrégation de í’ímmunité tout ce que le Nonce &l'Evêque avoient fait. contre les Magistrats, àt leur adressa fur ce sujet unBref très - vif. Le Magistrat de Lucerne ne fléchit pourtant point au con-traire il chassa 3 es Jésuites de la ville & ferma leur Coliege. 11 résolut enmême teins de ne plus répondre aux Mémoires & aux Brefs de la Cour deRome.

-Affaires Cette Cour n’ëtoit pas tellement occupée des affaires Ecclésiastiques»politiques qu’elle ne fie auffi attention aux affaires politiques. Le Traité de Hanovrel’inquietoít, & bien qu’elle n’approuvât point tout ce qui étoit réglé parcelui de Vienne, elle auroit voulu liguer des Puissances Catholiques, fansy intéresser les autres. Les affaires de Pologne donnoient ausii de l’occu-pation. Le Pape auroit voulu engager les Grands à assurer la succession auPrince Electoral de Saxe. Mais il fut fort étonné d'apprendre , que les Sé-nateurs, qui avoient assisté au congrès de Varsovie , avoient déclaré parrapport à l’assaire du Patronage, qu’il étoit nécessaire de îa terminer, enpriant le Roi d’en écrire en termes très-forts à fa Sainteté, en lui mar-quant, que la République prétendait ne fe désister d’aucun droit, & que fl

cette affaire n étoit décidée au plutôt, ou auroit recours aux moyens lesplus efficaces, tels que celui du séquestre des revenus des Couvens, qui re*suseroient de se soumettre aux ordres du Roi. „

Voyage du Sur ces entrefaites le Pape déclara au Sacré Coliege la résolution qu'uPape à Se- avoit prise d’aller au commencement d’Avril faire un tour à Benevent. Les

nevent. Cardinaux firent inutilement tout ce qu’ils purent pour le détourner de CS

voyage. On craignoit qu’il n’abdiquât ie Pontificat, fâché de ce qu’il n a-voit qu’une autorité précaire, pareeque ses Créatures d’uncôté, <k le S a *cré Coliege de l’autre exerçaient les fonctions pontificales dans les affaitesles plus importantes. Le Cardinal Cofcia étoit absolument maître des vo-lontés du Saint Pere & ne lui permectoit de rien faire saps son aveu. Ce

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