D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cir. I. 659
F Archevêché de Tolede;le Pape refuse les bulles, parceque ce jeune Prince Sectigiîn’avoit pas encore reçu les Ordres mineurs & neportoit point i’habit ecclé- XI *íiaítique. Cette difficulté pensa brouiller les deux Cours. Mais celle de f îf f eMadrid aiant reconnu la justice de ce que le Pape exigeoit, l’Infant reçut depuù l'anles Ordres, prit i’habit ecclésiastique, & le Pape lux accorda les bulles pour 1623 jus-l’Archevêché, & peu après lui donna la Pourpre. au'à notre
Une partie des troupes Espagnoles, qui avoient conquis les royaumes de tems -Naples & de Sicile, passa en Lombardie, & joignit l’armée combinée, qui ìrc^Tdêétoit fous les ordres du Roi de Sardaigne & du Maréchal de Noailles. Les Madrid.Impériaux furent obligés de se retirer, ôc les Alliés se rendirent maîtres de 1735.toutes les Places, enforte qu’il ne resta à l’Empereur que Mantoue. Suite de uII ne fut pas plus heureux en Sicile ; la Citadelle de Messine fe rendit aux £ u ; crre d ’l-Espagnols le 22 de Fevrier, la ville de Syracuse le 2 de Juin, en forte que à'toute la Sicile fut réduite íous l’obéissance de Don Carlos, qui fut couronnéRoi de Sicile à Païenne par l’Archevêque de cette ville,le 30 de Juin 1735Dès le commencement de cette année, l’Angleterre & la Hollande propoferent un projet Raccommodement aux Puissances belligérantes, qui ne P r éUmî .fut point agréé. Le Cardinal de Fleuri, qui fouhaitoit néanmoins la paix, mires de laentama une négociation sécrété avec la Cour de Vienne, & parvint k faix signés.faire signer à l’Empereur des Articles préliminaires le 3 d’Qctobre, fansconsulter TEspagne*# le Roi de Sardaigne. On convint d’un Armisticeen Allemagne & en Italie. Comme par ces Articles préliminaires il fefit un assez grand changement dans le système de l’Italie, nous donne-rons la substance des principaux. On convint í. Que le Roi Stanislasabdiqueroit la couronne de Pologne, en conservant le titre & les hon-neurs de Roi ; qu’il auroit les Duchés de Bar & de Lorraine , reversi-blés après fa mort à la Couronne de France. 2. Que le Duc de Lorraineauroit la succession de la Toscane. 3. Que Don Carlos feroit reconnuRoi de Naples & de Sicile. 4. Que le Roi de Sardaigne auroit à sonchoix le Novarois & le Tortonois, ou le Tortonois & le Vigévanafque.
5. Que tous les autres Etats d’Italie que l’Erapereur possédoit lui feroìencrestitués, & qu’on lui céderoit les Duchés de Parme & de Plaisance &c.
Les Rois d’Ëfpagne & de Sardaigne refusèrent d’abord d’agréer ces arran-gemens, mais comme ils ne pouvoient soutenir seuls la guerre,ils y accé-dèrent Tannée suivante & la paix fut rétablie.
Sur ces entrefaites, il survint des brouilleries entre la Cour de Rome & BmúUmescelles d’Espagne & de Naples, Les enrôkmens forcés qu’on fesoit à Rome entre i e P a*pour les Rois d’Efpagne & des deux Stciles, avoient causé quelques émeu A & ks .tes, où les enroleurs avoient été maltraités. Le Roi des deux Siciles or -mZlífdldonna au Nonce du Pape de se retirer de ses Etats, & à tous les Napoli- Naples.tains & les Siciliens qui étaient à Rome d’en sortir incessamment, & fit -736Lmarcher des troupes vers T Etat Ecclésiastique. La Cour de Rome con- I737 'jura forage, en fesant conduire les coupables à Naples ; mais la bonne in-telligence ne fut pas pour cela sitôt rétabhè entre les deux Cours. Le Papen’aiant pas encore reconnu Don Carlos en qualité de Roi des deux Siciles,ce Prince ne lui fit point présenter en 1737 , suivant l’uíage, le tribut an-nuel, ni la Haquenée, Surquoi le Pape protesta, & le Ministre d’Espagneà Rome fit une concre-protestation.
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