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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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Dí TALIE. Lrtr. XXIV. C n.' T. 661

xne fat obligé de reprendre la route de ses Etats avec la plus grande partie Sectionde ses troupes. Línfant Don Philippe avoit passé par la France avec un XI *autre corps darmée, étoit entré en Savoye, & sétoit emparé de Cham-berri & des principales Places. Le Roi de Sardaigne ayant rassemblé un defuifimcorps de vingt mille hommes, obligea les Espagnols de se retirer en Dau- 1623 jus-phiné. Sur ces entrefaites, une Escadre Angloife, fous les ordres de fA- í<* notremirai Mathews se rendit à Naples , menaça le Roi des deux Siciles, & tems -lobligea de sengager à une neutralité absolue, & à rappeller ses troupes ""

quil avoit jointes à celles dEspagne.

Au commencement de Tannée 1743, le Roi de Sardaigne repassa en Pie Cít ^paptemont, & abandonna la Savoye aux Espagnols. Mais f Infant Don Philippe de 17iì

& le Marquis de las Minas qui les commandoient nen furent pas plus avan-cés. Ils ne purent pénétrer en Italie, tant les passages étoient bien gar-dés, deforce quils resterent tranquilles jufquau mois dOctobre. Alors ilstentèrent le passage par le Marquisat de Saluces, mais dans le tems qssilzse disposoient dattaquer les retranchemens que les ennemis avoient auxenvirons du Château-Dauphin, les ordres de la Cour de Madrid firent sus-pendre les opérations militaires jusquau Printems. Dans lintérieur dePltalie, le Comte de Gages commandoit farinée Espagnole, qui étoit dansle Bolonois. Aiant passé le Panaro la nuit du 4 au 5 de Fevrier, dans ledessein dattaquer les Alliés, il se rendit maître de Campo-Santo ík de Fi-nal. Le Comte de Traun rassembla promptement ses troupes,, & le 8 dumois les deux armées sc trouvèrent en présence, & en vinrent aux mains.

Le combat fut long & sanglant, & les deux Partis sattribuerent la vióioire.

Ce quil y a de certain cest que le lendemain les Espagnols repasseront lePanaro. Le Duc de Modene, qui sétoit déclaré ouvertement pour eux,prit le commandement de leur armée peu après. Cette armée attendoit ungrand convoi de munitions & dartillerie, qui étoit parti de Majorque &qui entra dans le port de Genes. La Flotte Angloife, qui croisoit fur lescôtes de Provence, fit voile pour Genes, & lAmiral Mathews prétenditque faille donné au Convoi Espagnol étoit une contravention à la neutralitésignée par les Génois, & exigea avec hauteur quon lui livrât le convoi,linon quil le brûleroit dans le port, Genes trop foible pour résister, obéità lAmiral Anglois. Un second convoi arriva à Civita-Vecchia. Le Com-mandant de cette Place craignit les insultes des Anglois , & refusa f entrée duport aux Espagnols. Ceux-ci débarquèrent fur la côte voisine les munitions

f artillerie destinées pour f armée dEspagne , qui les fit enlever par undétachement. Aussitôt une Escadre Angloife parut devant Civita-Vecchia,

& menaça de traiter comme ennemis tous les sujets du Pape, sils accor-doienc la moindre faveur aux Espagnols. Mais les Cours de Vienne & deTurin, qui avoient intérêt de ménager le Saint Siégé, arrêtèrent les fuitesde cette bravade. Larmée Espagnole resta toute cette année sur la dé-fensive dans la Romagne. Elle croioit y passer f hiver, mais le Prince deLoblcowitz Général de f armée Autrichienne , sétant avancé pour f atta-quer fobhgea de sc rt tirer entre Fano <k Peíàro, elle avoit un camphien fortifié. Les vivies étant venu à manquer, les Espagnols furent con-traints de sapprochtr de lAbruzze.

Au milieu de tous tes désordres, dont lEtat Ecclésiastique souffroit ex- Zele £?

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