Livré XXXV, S é c t i o N I. M
même avoic traversé l’Océan , Sc il écoic venu porter dans ' ^ ^ ^Atte-la lumière de l’Evangile. La douceur de la Rehgi° ^ ^, b pureté terre '
A porte, qui ne lut point sévère m intolérant dans , _ —
de fa doctrine, & la chaleur de son zele édifièrent les bretons. P
part d’entre eux se convertirent. Paul, rempli dune e oqu *
ne respiroit que le bonheur du peuple & le salut des âmes, 1 ,
tivoit point, n’imposoit point des loix tyranniques aux °. 1S > ^
çoit pas des foudres, ne dévouoit personne a lanatemej i na J
soit point les citoyens à des tributs accablans & odieux. e o P
Religion Sc non pour la fortune d’un Chef puissant & cantonne de b
Religion qu U prèchoit & qu il travailloit. Mais les successeurs de S 1 ai
qui palíerent ensuite dans b Bretagne , ne paroi ant s y »
pour semer b division, pour ordonner & percevoir es lm P°. « -
mes, hâtèrent b ruine du respectable monument que cet p
élevé.
Malgré b persécution de Dioctétien , les Evêques Bretons se distin-guèrent par leur zele, par leur constance & leurs lumières. Ils affisterencau Concile d’Arles, furent mandés à celui de Nicée , Sc se signalèrentdans ceux de Sardique Sc de Rimini. Leur soi sot alarmée par les pro-grès Sc la hardiesse de Pelage, fameux hérésiarque, qui, dans 1a fuite,eut beaucoup d’imitateurs dans b Bretagne. Pendant le feu de ces dispu-tes théologiques, les Pictes Si les Scots, chassés par les Romains, n’a-voient point perdu l’espérance de rentrer en Angleterre, où ils firent Nouvelleune irruption auíli-tôt qu ils eurent appris le dépare des Romains. Les irruptionBretons implorèrent le secours d’Aëtius, qui, trop occupé à repousser les des Piâes.ennemis de 1 Empire, ne pur passer dans l iste. Cet abandon affligea , 447*
mais n abattit point le courage des Bretons. Ils se réunirent & choisirentpour leur Général Vortigerne, guerrier fameux par ses exploits , & liéavec les Saxons , qui accoururent, commandés par Hengist & Horsa.Vortigerne repoussa les Pictes Sc les Scots} mais les Bretons, jaloux de1 autorité des Commandans Saxons, se plaignent a Vortigerne de b pré-férence qu’il donne à ces ambitieux étrangers fur les Naturels, du pays.Vortigerne, amoureux de Roavence, fille d’Hengist (i) , méprisé ce.smurmures, & Vorcimer son fils sc mec k b tête des Bretons révoltés.
Hengist, fier de l’autorité dont il jouir, insulte les Bretons, & Vor-tigerne laisse ces entreprises impunies. Sa conduite soulevé ses sujets quile déposent, & reconnoissent Vortimer pour leur Roi. Vortigèrne irritésort de 1a Bretagne, où il ne retourne qu après b mort prématurée deVortimer. 11 remonte fur le trône ; niais son régné fur court. II prend 457*
forcément b fuite après le massacre de toute 1a Noblesse Bretonne parles soldats du traître Hengist , qui marquant un désir extrême de se ré-
(i) Si l’on en croît le rapport de Nennius, non feulement Vortigerne épousacette jeune Saxone dent la beauté avoit captivé son cœur dans un repas ouon l’avoit invité à cette intention; mais même, pour obtenir son consentement,U répudia sa femme encore vivante , & abandonna aux Saxons les fertiles plaines^ Kent, qui leur furent depuis si utiles dans leurs expéditions maritimes.