t>£ l’Astuonomie. Part. IL ijiaussi les Poètes ont-ils feint que l’aurorcavoit des doigts de rose.
Le crépuscule du soir n’a pas autantd’éclat que celui du matin. Celui-cirépand dans Pair un coloris vif, quia fondé les fables que les anciens nousont laissées fur l’aurore j mais le cré-puscule du soir n’offre rien de sédui-sant à P imagination ; aulsi les poètesde l’antiquité n’ont fait présider au-cun Dieu à cet effet naturel. Ce cré-puscule du soir n’est qu’une dégrada-tion imperceptible de la clarté dujour. Point de couleur vive & bril-lante , c’est au contraire une lumièrelanguissante ôc foible , qui nousconduit tristement aux ténèbres de lanuit.
Le rouge incarnat de Paurore, unair pur & pétillant, semblent annon-cer le réveil de toute la nature. Onsent les approches de Paître du jour,qui va animer & réjouir la terre parfa présence. II n’est pas étonnant que