de l Astronomie. Part. II. 22.7sans se connoîrre, se croient les maî-tres de la nature, Sc qui se livrentaux apparences trompeuses d’un mou-vement qu’ils croient voir dans lesastres , donneroient à un spectateurattentif des idées bien différentes decelles dont ils seroient occupés.
Placés fur la terre, jouissant de sesproductions, & considérant le mou-vement des astres, nous ne sommestous ensemble qu un de ces êtres im-perceptibles jettés au hazard dans l’im-mensité de l’espace. Nos regards por-tés vers le ciel, nous y font décou-vrir une voûte azurée & immense,sur laquelle un nombre infini d’étoi-íes parodient fixées. Ces étoiles ScPenveloppe qui semble les contenir ,tournent fans cesse en apparence au-tour de nous. Mais quelle prodi-gieuse vitesse ne faudroit-il pas sup-poser à ce premier mobile qui eítinfiniment éloigné de la terre , pourqu’il achevât sa révolution dans vingt-