royale. Ce fut le duc de Bourbon qui fut choisi,et obtint du roi la grâce de marcher ainsi sur lestraces du bon roi saint Louis. Les plus nobleschevaliers du royaume briguèrent l’honneur del’accompagner ; il eut même sous ses ordres lecomte d’Erby, fils du duc de Laneastre, et quidepuis se fit roi d’Angleterre. Le sire de Coucy,l’amiral de Vienne, le sire Guy de la Tremoille,messire Philippe de Bar, le sire de Harcourt, lecomte d’Eu, s’empressèrent, en bons et vraischrétiens, d’aller combattre les Sarrasins. Ilscherchaient aussi à se distraire de la cour 1 ; ilsy voyaient naître tant de divisions et pratiquertant de choses peu honorables, que c’était ungrand dégoût pour de loyaux serviteurs du roi.Le sire de la Bivière, le sire de Noviant, le con-nétable, gouvernaient tout; les peuples étaientabîmés d’impôts dont personne ne voyait l’em-ploi , sinon que bien des gens s’enrichissaient etqu’on faisait les plus folles dépenses. Le duc deBerri avait été ôté du gouvernement de Langue doc . Son favori Bétizac, dont il avait autorisétoutes les exactions et les pillages, avait été brûlécomme hérétique : c’était le moyen qu’on avait
1 Jiivt’iial.