OFFENSE LE ROI (1390).
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durs du roi de France , vit bien qu’il s’était misen fâcheuse situation. Personne ne pouvait ter-miner cette affaire que le duc de Bourgogne . Onparlait déjà de faire la guerre en Hainault. Leconnétable et le sire de Coucy, qui revenaient dela croisade, étaient assez de cette opinion; maisle sire de Noviant et le sire de la Rivière se mon-traient plus sages. Le comte d’Ostrenant suivit leconseil de son beau-père : il vint à Paris fairehommage du comté de Hainault et se réconciliaainsi avec la France '.
Cependant la croisade n’avait guère duré;après avoir assiégé Tunis , on avait traité avec lesSarrasins : ils avaient payé une forte somme etpromis de ne plus troubler le commerce deschrétiens. Comme les maladies et la chaleur fai-saient mourir chaque jour beaucoup d’hommesd’armes, on s’était contenté de ce petit avantage.Cette entreprise avait remis le roi et le duc deTouraine en goût de faire la guerre aux infidèleset d’illustrer la foi chrétienne. « Si nous pou-« vions, disait le roi, avoir une bonne et longue« paix avec les Anglais , si nous avions remis« l’unité dans l’Église, nous acquitterions le vœu
Froif:art. — Le Religieux de Saint-Déni*.