DU S1UE DE CRAON (1391).
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tucle. Ainsi il n’avait rien accompli de ce qu’avaitprescrit la sentence du roi, ni de ce qu’il avaitpromis en réparation de l’injure faite au conné-table. Ainsi, lorsque le roi l’avait invité «à sejoindre avec ses hommes d’armes à l’armée quidevait aller en Italie , il s’était publiquementraillé de eette entreprise, et il continuait h nepoint reconnaître l’autorité du pape d’Avignon .Ainsi il continuait à battre de la monnaie d’oret d’argent, tandis qu’il n’était permis à un vas-sal que de frapper de la monnaie de cuivre ; sesofficiers de justice ne reconnaissaient pas lajuridiction du parlement de Paris ; il allaitmême jusqu’à recevoir un serment absolu deses vassaux, sans réserve de la suzeraineté duroi. Le roi était donc fort animé contre lui. Ils’irritait de cet esprit de rébellion et de cemanque de foi. Le connétable, de son côté, seplaignait sans cesse, et, se faisant lui-même jus-tice à main armée, il excitait de grands troublesen Bretagne . Son parti dans les conseils du roiétait nombreux, et, pour le moment, il y étaitplus puissant que personne. Les grands et loyauxservices qu’il avait rendus à la France , sous lerègne du roi et du temps de son père, lui avaientmérité la confiance et l’affection de tous les sei-
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