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Tome II.
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CONFÉRENCES

publié défense, sous peine de la tête, de faire au-cune insulte, de dire aucune parole outrageante,de chercher la moindre dispute aux Anglais . 11était interdit à tout chevalier ou écuyer de défierni de provoquer au combat et à la joûte aucunchevalier ou écuyer anglais ; au contraire, il leurétait prescrit daccueillir les Anglais avec em-pressement et courtoisie, quelque part quils lesrencontrassent, au palais, à léglise ou auxchamps. Tout ce quun Anglais demandait à sonhôte devait lui être donné sans exiger rien, etmême en refusant leur argent. Nul Français nepouvait aller la nuit sans flambeau. Pour veillerà la police, quatre compagnies, de mille hommeschacune, faisaient nuit et jour le guet à Amiens .Elles avaient ordre dempêcher toute réunion ouconversation des chevaliers ou écuyers français dans les rues ou places publiques; tant il fallaitprendre de précautions, à cause des vieilles hainesdes deux peuples '.

Malgré cette bonne volonté de faire la paix, onne put y réussir, et durant quinze jours on par-lementa sans saccorder en rien. Les Anglais de-mandaient lexécution du traité de Brctigny, et

Froissart. Le Religieux de Saint-Denis. Juvénal .