au duc de Berri son gouvernement de Langue doc , en lui recommandant de traiter les peuplesavec plus de justice et de douceur'.
On arriva ainsi au Mans , et l’on s’y arrêta pourréunir l’armée. Les hommes d’armes venaientde toutes parts ; ils voyaient quelles discordesrégnaient dans les conseils du roi, et les espritsétaient par-là jetés dans l’incertitude. Les unsdisaient : « Ah! que ce duc de Bretagne nous« donne d’affaires, de peines et de fatigues ! Il a« toujours traité avec hauteur et sans affection la« couronne de France ; il ne l’a jamais aimée ni« honorée ; s’il n’eût pas été cousin du comte de« Flandre , et surtout de madame de Bourgogne,« qui l’a soutenu et le soutient encore, il y a« long-temps qu’on l’aurait mis à la raison. Il ne« hait le sire de Clisson que parce qu’il s’est mis« au service de France . — Laissez faire le roi,« disaient les autres, cette fois il a pris la chose<t tant à cœur, qu’il ne reviendra pas sans avoir« soumis ce duc. — Sans doute, ajoutaient quel-« ques uns, s’il n’y a pas de trahison ; mais« pensez-vous que tous ceux qui chevauchent« avec le roi soient vraiment ennemis du duc
Le Religieux de Saint-Denis.