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Tome II.
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CONFÉRENCES

tout cela navançait pourtant pas les affaires.

Une nouvelle difficulté venait encore traverserle désir sincère quon avait de faire la paix ; cétaitle schisme de lÉglise. Le pape Clément avait en-voyé son légat, le cardinal Pierre de Luna, pourprendre part aux conférences. Les Anglais syopposèrent davance. « Renvoyez-nous ce légat,« dit le duc de Lancastre au duc de Bourgogne ;« nous navons que faire de lentendre. Notre-« solution est arrêtée touchant le pape que nous« voulons reconnaître ; et si lautre veut interve-« nir en nos traités avec vous, nous nous re-« tirons. » Peu après, les Anglais eux-mêmesreçurent de leur cour lordre de proposer la dé-gradation du pape dAvignon . Le duc de Bour-gogne leur rappela ce quils avaient dit : « Sans« doute, ajoutait-il, ce serait un grand bienfait« que de concilier ces deux papes, sils voulaient« y entendre ; mais traitons dabord de la paix.« Pendant ce temps-, les clercs de lUniversité « soccuperont de la forme et manière de pacifier« lÉglise; ensuite, daccord avec les conseils de« lempereur dAllemagne et avec vous, nous-« cherons dy aviser'. »

Froissart. Le Religieux de Sainl-Denis.