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CONFÉRENCES
tout cela n’avançait pourtant pas les affaires.
Une nouvelle difficulté venait encore traverserle désir sincère qu’on avait de faire la paix ; c’étaitle schisme de l’Église. Le pape Clément avait en-voyé son légat, le cardinal Pierre de Luna, pourprendre part aux conférences. Les Anglais s’yopposèrent d’avance. « Renvoyez-nous ce légat,« dit le duc de Lancastre au duc de Bourgogne ;« nous n’avons que faire de l’entendre. Notre ré-« solution est arrêtée touchant le pape que nous« voulons reconnaître ; et si l’autre veut interve-« nir en nos traités avec vous, nous nous re-« tirons. » Peu après, les Anglais eux-mêmesreçurent de leur cour l’ordre de proposer la dé-gradation du pape d’Avignon . Le duc de Bour-gogne leur rappela ce qu’ils avaient dit : « Sans« doute, ajoutait-il, ce serait un grand bienfait« que de concilier ces deux papes, s’ils voulaient« y entendre ; mais traitons d’abord de la paix.« Pendant ce temps-là, les clercs de l’Université « s’occuperont de la forme et manière de pacifier« l’Église; ensuite, d’accord avec les conseils de« l’empereur d’Allemagne et avec vous, nous tâ-« cherons d’y aviser'. »
Froissart. — Le Religieux de Sainl-Denis.