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TENTATIVES
empêchait les princes et les chevaliers d’unirleurs efforts contre les ennemis de la foi, au mo-ment où ils faisaient tant de progrès, et parais-saient si menaçans.
C’était, depuis plusieurs années, l’unique pen-sée de FUniversité. Le roi l’avait récemmentchargée de chercher les moyens pour rétablirl’unité dans l’Église ; elle fît faire un beau traité àce sujet par un de ses plus savans docteurs, maî-tre Nicolas Clémengis, archidiacre de Bayeux .Pendant ce temps-là, le pape Clément faisait tousses efforts pour détruire l’ouvrage de l’Univer-sité. Il demanda d’abord que maître Pierre d’Ailly et maître Pierre Deschamps, qui étaient les prin-cipaux de l’Université, vinssent le trouver pourl’aider de leurs lumières. Ils craignirent quelquepiège, et refusèrent de se rendre à Avignon .Alors le pape Clément, voyant que l’Université était aigrie contre lui, envoya le cardinal PierreLuna, les mains bien garnies d’or, d’argent et deprésens magnifiques 1 . Il se fît ainsi des partisansdans le conseil du roi; le duc de Berri redevintun chaud protecteur du pape d’Avignon , telle-ment que lorsque l’Université demanda à pré-