C0NT11E LA FRISE (1590).
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chers d’Angleterre. Alors le duc Albert eut re-cours au roi de France , et lui envoya deuxchevaliers qui étaient aimés et connus des Fran çais : le sire de Jumont et le sire de Ligne, queJe roi avait meme nommé son chambellan. Ilstrouvèrent grand accueil, surtout auprès du ducde Bourgogne, qui ne négligeait pas en celteoccasion les intérêts de son gendre. « A quel pro-« pos, disaient cependant plusieurs des grands« seigneurs de France , le roi enverrait-il au se-« cours de ces gens du Hainault ? Ils viennent à« nous au refus des Anglais : n’est-ce pas là qu’est« leur amitié, et le comte d’Ostrenant n’a-t-il pas« reçu, il y a peu de temps, l’ordre de la Jarre-« tière ? » Quelques uns s’efforcaient de justifierle duc de Bourgogne , mais presque tous l’accu-saient d’employer toutes les forces du royaumepour l’avancement de lui et de sa famille. Bref,le conseil de France promit que cinq cents lancesseraient envoyées à la guerre de Frise sous lecommandement du comte de Saint-Pol et du sired’Albret. Cette affaire se traitait, et l’entreprisese préparait pendant que les chevaliers de lacroisade poursuivaient leur long voyage \