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chute du jour, 1rs gens des milices allumèrent degrands feux avec le bois qu'ils arrachaient auxmaisons du faubourg de Montdidier , puis char-gèrent les bagages, et vers minuit se mirent àparcourir le camp en criant : « Aux armes ! » la-bruit en arriva au Duc, qui envoya aussitôt quel-ques seigneurs flamands pour s’expliquer aveceux. Ils les trouvèrent armés, et obstinés à ut-vouloir rien dire de leurs desseins. Le matin, àla pointe du jour, ils attelèrent leurs charrettes,et tout à coup mirent le fou à leur camp, en(‘riant : « Allons, partons. » Ils prirent la routede Flandre. Le duc de Bourgogne monta aussitôt;i cheval avec son frère le duc de Brabant, otcourut vers eux. Là, ayant ôté son chaperon, illes supplia h mains jointes de ne point partir; illeur demandait encore quatre jours ; il les appe-lait scs compagnons, ses frères, les plus fidèlesamis qu’il eût au monde; il leur promettait lesplus beaux privilèges, leur faisant remise de lataille à tout jamais. Le duc de Brabant les priaaussi de ne pas refuser ces quatre jours h leurseigneur, qui les leur demandait si instamment.Bien ne put les émouvoir, rien ne put vaincreleur volonté; ils ne répondaient rien, sinon enmontrant la lettre qui fixait le terme de leur ser-