ENTRE A 1>A1ÜS (1411).
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Lorsque le Duc eut réuni assez de monde, ilpassa la Seine à Meulan , le 22 octobre, marchatoute la nuit, suivit la vallée de Jouy, et, le 23au soir, arriva à la porte Saint-Jacques. Toutela ville s’était portée au-devant de lui avec destransports de joie ; le conseil du roi, tous les sei-gneurs de la cour, vinrent à sa rencontre. La mi-lice royale des bouchers, sous le commandementdu prévôt de Paris ; le corps des marchands, àla suite du comte de Nevers, s’étaient avancésjusqu’à une lieue à sa rencontre. Les rues furentilluminées; le peuple criait : « Noël ! » Son gen-dre, le duc de Guyenne, le reçut à la porte duLouvre, et le mena aussitôt au roi et à la reinequi était entrée dans la ville depuis quelques jours.
Dès le lendemain, les Anglais , excités parlesclameurs de tout le peuple, firent une sortie parla porte de Saint-Denis, avec le sire Engucrrandde Bournonville et ses hommes d’armes picards ;ils allèrent attaquer les Armagnacs à la Chapelle-Saint-Dcnis; le combat fut vif; mais enfin l’avan-tage demeura aux Anglais . Dès lors le duc d’Or-léans vit que tout espoir de prendre Paris étaitperdu. Le trouble se mit dans son parti, et l’oncommença à taxer de trahison les chevaliers quiavaient donné des conseils contraires au projet
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