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SÉJOUR
Écossais y avaient été exterminés. Jls disaientque la France était heureuse de se voir délivréede ces alliés insolens et barbares; que s’ils eus-sent gagné la victoire, ils se seraient trouvésmaîtres de tout, et que leur projet était de s’em-parer des seigneuries, des manoirs et même desfemmes de tous les gentilshommes d’Anjou et deTouraine
Aussitôt après cette malheureuse bataille deVerneuil, des ambassadeurs furent envoyés auduc de Savoie pour l’engager à reprendre les né-gociations avec le duc de Bourgogne . Ce princes’était empressé de mettre à profit le premier bruitde ce désastre. 11 se présenta devant les forteressesde ïournus, de la Bussière et de la Boche-Solulry.Elles ne firent nulle résistance. Le Duc, ayant ainsientre ses mains toutes les places qui assuraientses frontières, se prêta volontiers à une trêve decinq mois, que ses ambassadeurs signèrent avecceux du roi, le 28 septembre, à Chambéry . Le ducde Savoie , outre la volonté qu’il pouvait avoir derétablir la paix, trouvait toujours un grand avan-tage à éloigner les gens de guerre des pays où sessujets faisaient un commerce journalier \