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GIEIIKE
appartient. J’espère, par Notre Seigneur Jésus-Christ et sa glorieuse Vierge mère, qu’avant l’is-sue de la journée acceptée par vous, j’aurai sibien défendu ma bonne querelle, qu’il ne voussera plus possible de mettre en avant de tellesnouveautés. »
Pendant que les princes donnaient ces marqueséclatantes de haine et de colère, la guerre avaitcruellement continué en Hainaut; le comte deSaint-Pol, a la tète des hommes d’armes de sonfrère le duc de Brabant et des communes du pays,ayant avec lui une foule de chevaliers bourgui-gnons, était entré en Ilainaut, et avait mis lesiège devant la ville de Braine ; il avait meme dansson armée des chevaliers de France 1 . Saintraille,se trouvant de loisir, y était venu avec les sei-gneurs de Picardie, contre lesquels il guerroyaitd’habitude. Il n’y avait que deux cents Anglais dans la ville ; mais les bourgeois avaient pris lesarmes pour eux. Les assiégeans étaient nom-breux ; ils avaient de fortes machines de guerre.La garnison n’espérait point être secourue; ellese rendit sous condition d’avoir la vie sauve, etque la ville pourrait se racheter moyennant une