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Tome V.
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LE DUC

cl les ambassadeurs de lempereur. Les envoyésdu duc de Savoie sen allèrent de auprès duroi à Issoudun , et il écrivit dans le même sens àleur maître.

Mais on ne croyait plus à toutes ces protesta-tions pacifiques. Chacun, de son côté, sapprêtaita reprendre la guerre avec plus de force. Latrêve devait finir a Noël ; en attendant, elle nétaitobservée par personne. Les capitaines des garni-sons françaises nobéissaient en aucune façon aucomte de Clermont, que le roi avait laissé pourson lieutenant dans les pays de la rive droite dela Seine . Chacun faisait à son gré des entreprisessur lennemi; les Anglais et les Bourguignonssefforcaient aussi de reprendre les forteressesquils avaient perdues '. Ainsi la contrée était re-devenue plus malheureuse que jamais. Les rava-ges sétendaient jusquà la porte de Paris; ladisette y avait recommencé, et les cinq ou sixmille Picards que le duc de Bourgogne avaitamenés ne faisaient quaccroître le désordre.Pour observer la trêve, on ne les employait pascontre les Français , mais ils pillaient leurs hôtesà Paris et dans les villages ils étaient logés.

V

Chartier. Monstrelit. Journal etc Paris .