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LE DUC
cl les ambassadeurs de l’empereur. Les envoyésdu duc de Savoie s’en allèrent de là auprès duroi à Issoudun , et il écrivit dans le même sens àleur maître.
Mais on ne croyait plus à toutes ces protesta-tions pacifiques. Chacun, de son côté, s’apprêtaita reprendre la guerre avec plus de force. Latrêve devait finir a Noël ; en attendant, elle n’étaitobservée par personne. Les capitaines des garni-sons françaises n’obéissaient en aucune façon aucomte de Clermont, que le roi avait laissé pourson lieutenant dans les pays de la rive droite dela Seine . Chacun faisait à son gré des entreprisessur l’ennemi; les Anglais et les Bourguignonss’efforcaient aussi de reprendre les forteressesqu’ils avaient perdues '. Ainsi la contrée était re-devenue plus malheureuse que jamais. Les rava-ges s’étendaient jusqu’à la porte de Paris; ladisette y avait recommencé, et les cinq ou sixmille Picards que le duc de Bourgogne avaitamenés ne faisaient qu’accroître le désordre.Pour observer la trêve, on ne les employait pascontre les Français , mais ils pillaient leurs hôtesà Paris et dans les villages où ils étaient logés.
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