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que ce chef des Anglais lui avait manqué de pa-role dans quelque occasion de la guerre. Toutela campagne fut dévastée, et les passages de larivière occupés en dessus et en dessous de la ville.Les Parisiens étaient comme assiégés. Les vivrescommençaient à leur manquer. Ils envoyèrent auduc de Bedford pour lui demander secours. Il sehâta, et bientôt arrivèrent pour sauver Paris lordTalbot, lord Scales, le comte de Warwick, lordWilloughby, sir Thomas Kiriel, sir MathieuGoche, François F Aragonais, le bâtard de Thian,le sire Ferri de Mailli, et tous les chefs anglais ouqui tenaient leur parti.
Celte guerre, plus forte et plus cruelle que ja-mais, se faisait justement pendant que commen-çaient les pourparlers d’Arras . Jamais on n’avaitrien vu de si grand que l’assemblée qui se for-, niait en cette ville. Les cardinaux y étaient arri-vés les premiers, avant que le duc de Bourgogney fût venu ; mais ses serviteurs leur firent le plusrespectueux accueil. Successivement arrivèrentles ambassadeurs de l’empereur Sigismond, desrois de Castille, d’Aragon, de Portugal , de Na-varre, de Naples , de Sicile , de Chypre , de Po logne , de Danemarck, des ducs de Bretagne etde Milan . On aurait pu s’étonner de n’y point voir