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revenir sous sa puissance'. Le duc de Somerset et lord Talbot n’osaient mettre leurs gens dans lesforteresses, de peur qu’ils ne fussent livrés ousurpris ; car ils ne pouvaient pas les y laisser engrand nombre, tant ils étaient pris au dépourvu,tant le gouvernement d’Angleterre les laissaitsans secours, malgré leurs vives instances.
Le roi avait de son côté réuni une autre ar-mée à Vendôme ; il prit Vcrneuil dans le Percbe,où ses capitaines avaient, vingt-six ans aupara-vant , perdu une si cruelle bataille. De là il s’a-vança vers llouen, et se tint à Évreux et à bou-viers. Partout il était reçu avec des transports dejoie. Chaque jour il apprenait la conquête de quel-que forteresse, de quelque château.
En meme temps l’armée que conduisait le con-nétable, et qu’il avait formée en Bretagne , avaitcommencé à attaquer les Anglais sur cette fron-tière. 11 avait pour lieutenant le sire Jacques deLuxembourg. Le maréchal de Loheac, le sired’Orval, Joachim Rohaut et d’autres vaillans ca-pitaines de France étaient aussi avec lui. Co utances, Saint-Lô , Carcntan, Valognes et d’autresforteresses du Cotentin se soumirent presque sansrésistance. Puis l’on revint vers Fougère , qui se
L Atnelgard.