ET MONSÏEUn DE C1IAUOLAIS (1401). 385
« son bien et celui de sa maison, en éloignant« ceux qui le gouvernent si mal. »
Il ajoutait que si le roi voulait, ainsi qu’on ledisait, envoyer une armée en Angleterre, mon-sieur de Charolais désirait la commander.
Le roi renvoya l’affaire à son conseil, où sié-geaient en ce moment le chancelier, monsieurde Foix , monsieur de Beuil , le comte de Dam-martin, Odet d’Aydie, maître Pierre d’Oriole,maître Étienne Chevalier. 11 fut répondu aucomte de Saint-Pol que le roi recevait monsieurde Charolais en sa bonne grâce ; que s’il rendaitdes services à lui et au royaume, il le verrait vo-lontiers ; que le roi n’était pas encore résolu d’en-voyer une armée au secours de la reine d’An-gleterre, mais qu’en ce cas il lui en donneraitvolontiers le commandement.
Du reste, le roi ne voulut rien écrire, puis-qu’on ne lui avait remis aucune lettre de mon-sieur de Charolais; il ajouta formellement etde sa propre bouche qu’il ne se prêterait ja-mais à ce que monsieur de Charolais usât d’au-cune voie de fait dans l’hôtel de son père. Il répétaplus d’une fois : « Pour deux royaumes tels que le« mien, je ne consentirais point à un vilain fait. »Il y eut encore plusieurs autres messages. Le
TUAIS VU. 5 e ÉülT. 25