1)E SON PÈRE (1401).
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son maître dans cettre nécessité, l’alla chercheren sa chambre. Le comte de Dammartin était àgenoux devant un banc, et disait ses vigiles enpleurant. Quand il eut fini : « Voyaut, dit-il,« je vous ai nourri dès votre jeunesse, vous« êtes mon vassal. N’êtes-vous pas résolu de me« servir comme au temps passé? — Oui, mon-« seigneur, jusqu’à la mort. » Le comte alorsécrivit des lettres pour le duc de Bourgogne , pourle sire de Montauban , pour Joachim Rohaut etBoniface Valperga, ses compagnons de guerreet ses amis, qui étaient allés des premiers, commeil le savait, offrir leur obéissance au nouveau roi.11 les conjurait de faire pour lui un accommode-ment aussi bien qu’il serait possible. Yoyaut futchargé de s’en aller discrètement remettre ceslettres.
Il arriva à Avesnes. Le premier des anciensamis de son maître qu’il aperçut fut l’amiral.Il prit bien garde de n’être point vu, et lui re-mit les lettres. Dès que le sire de Montauban eut vu la signature, il regarda s’il n’avait pasautour de lui quelqu’un de ses gens pour fairesaisir Yoyaut. « Ab ! je te ferai jeter à la rivière, »s’écria-t-il. Puis, avisant un chevalier flamandqui s’en venait dîner avec lui, il lui dit : « Tenez-