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FUNÉRAILLES
il y en avait cependant plus d’un qui avait mon-tré sonmauvais vouloir contre le Duc, et qui s’é-tait mis en peine pour émouvoir la guerre contrelui. Mais avant toutes choses il voulait le repos etcraignait que le nouveau roi ne mît le troubledans le royaume. Le roi répondit qu’il le promet-tait, hormis pour huit personnes dont il ne ditpas les noms.
La volonté du Duc pour les serviteurs du feuroi paraissant si bonne, et ses conseils étant sidoux et si sages, le duc de Bourbon songea àl’employer en faveur du comte de Dammartin .Voyaut, ce fidèle domestique, était revenu; on leplaça sur le passage du duc de Bourgogne, prèsde sa chambre. Lorsque tout le monde fut sorti,le duc de Bourbon remit à son oncle la lettre ducomte de Dammartin ; en lisant et voyant la tristeposition d’un si vaillant chevalier, il fit le signede la croix. « Qui a apporté cette lettre? dit-il.—« C’est un des gentilshommes du comte, répondit« le duc de Bourbon, et il est là. — Où est le« comte de Dammartin ? demanda-t-il à Voyaut« qui s’avança. — Monseigneur, je l’ai laissé quil-« tant Saint-Fargeau et s’en allant à l’aventure,« selon la volonté de Dieu ; il a plus de chagrin« qu’on ne saurait dire. —C’est un des plus hon-