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« une procession générale où vous prierez pour« lui, pour moi et pour le salut du royaume,« qu’il tient en grande part dans sa main. Il est« mon père, mon sauveur; je veux que vous le« disiez ainsi dans vos prières et vos sermons.« Vous n’en pouvez faire envers lui plus que« vous ne devez, et moi je lui dois plus que vous« tous. »
Le Duc était respectueusement confus d’ètreainsi traité. Il s’excusait, et s’humiliait devantune si grande bonté du roi; mais le roi, avec-son beau et facile langage, s’étendait de plus enplus sur les louanges du Duc et sur sa recon-naissance. Les Bourguignons disaient bien entreeux que c’était eau bénite de cour et rien deplus, mais il fallait s’en montrer satisfaits et glo-rifiés.
Le lendemain la procession se fit, comme ilavait été prescrit; puis le jour d'après, 24 sep-tembre, le roi se mit en route ; le Duc alla le con-duire hors de la ville en grande pompe. Leursadieux montrèrent tant d’affection et de con-fiance que le peuple en était tout attendri.
Six jours après, le duc de Bourgogne quittaParis , après avoir été solennellement haranguépar l’Université et les gens de la ville. En sortant
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