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COMPLOT COXTIIK LE COMTE
Tournai et le sire de Croy furent présens. DTgnyfut amené et renouvela sa déclaration. 11 y eut devives paroles entre l’accusé et lui ; cependant, surles menaces de la torture, Coustain avoua tout,dit-on; seulement il commença par dire que cettedrogue était, non point pour faire périr le comte,mais pour gagner sa bonne grâce. Ou lui fit en-suite confesser que c’était un poison qui ne devaitlaisser vivre monsieur de Charolais qu’un anaprès qu’il l’aurait pris. Après tous ces aveux, quifurent tenus fort secrets, le prisonnier fut traduitdevant le conseil du Duc et condamné. Il demandaà parler au comte avant de mourir, et l’on ignorace qu’il lui avait dit. On vit de loin que, presqueà chaque parole, monsieur de Charolais faisait lesigne de la croix, comme s’il eût appris quelquechose de grave et de merveilleux. DTgny fut aussiexécuté pour n’avoir révélé le complot que parceque l’autre lui avait refusé son paiement. Il nevoulait point croire que Coustain eût péri, et l’onfut obligé de lui montrer sa tête pour le persua-der. On saisit aussi un chanoine d’Arras , grandami de Coustain; celui-là se sauva de prison, etau bout de quelque temps revint à Arras , où onle laissa paisible. Les biens de Coustain avaientété confisqués; le Duc les rendit à sa veuve. Le