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Tome VIII.
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Sl'ITF. DES DISCOUDES

assurait que les ambassadeurs sétaient comportésentièrement daprès son avis. La présence ducomte de Charolais, de ses serviteurs et de sespartisans à la cour de Bourgogne naugmentaitpas peu cette rumeur.

Dailleurs il ny avait, disait-on, rien de si or-gueilleux et de si absolu que tous ces Croy. Jamaissimples gentilshommes navaient fait si rapide-ment unp si haute fortune 1 : richesses, pouvoirs,seigneuries, tout samassait dans leur maison. Ilsétaient maintenant unis par alliance avec les mai-sons de Luxembourg , de Lorraine et de Bavière ,et semblaient se regarder comme des princes ouplus que des princes. Leur faste passait toutecroyance. Cétait un train infini de serviteurs, deparenset damis, qui leur formaient comme unecour. Le plus sage de tous les Croy était encorele sire Antoine. Son frère Jean, sire de Chimay ,gouverneur de Luxembourg et du comté de Na-mur, qui dordinaire ne se tenait pas auprès duDuc, était bien plus rempli dorgueil et de hau-teur. On eût dit quil possédait en propre lesÉtats dont il navait que le gouvernement. Il yrégnait comme en sa seigneurie, et le comte

1 Chalelain.