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fût tenu en réserve, comme extraordinaire, afinde pourvoir, avec les aides qu’on lèverait selonl’occurrence, aux grandes affaires qu’il pourraitavoir à l’avenir. Il régla en même temps que toutle train de sa maison, plus splendide que celled’aucun prince de la chrétienté, que les gages decette foule d’écuyers, de chambellans, de domes-tiques de toute sorte, de chevaliers et de conseil-lers attachés à sa personne, que la solde de sescompagnies, seraient payés sur les revenus ordi-naires de ses États.
Pour établir ainsi sur un pied stable et régu-lier toute sa finance, il prit lui-même connais-sance des moindres détails; avec l’obstination desa volonté, que rien ne pouvait jamais distrairede son but, il s’informa du revenu de chacunde ses domaines, des réparations qu’il y avaità faire, des abus qu’on devait réformer, du pro-duit des tailles, péages, droits de toute sorte for-mant les impôts ordinaires. En même temps ilfaisait dresser sous ses yeux l’inventaire de ce queson père avait laissé d’or, d’argent, de joyaux,d’armes, de riches vêtemens : ce qui s’élevait aune si grande valeur, qu’on trouva pour dix-septcents écus d’aiguillettes garnies d’or pour atta-cher les chausses au pourpoint.