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Tome VIII.
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fût tenu en réserve, comme extraordinaire, afinde pourvoir, avec les aides quon lèverait selonloccurrence, aux grandes affaires quil pourraitavoir à lavenir. Il régla en même temps que toutle train de sa maison, plus splendide que celledaucun prince de la chrétienté, que les gages decette foule décuyers, de chambellans, de domes-tiques de toute sorte, de chevaliers et de conseil-lers attachés à sa personne, que la solde de sescompagnies, seraient payés sur les revenus ordi-naires de ses États.

Pour établir ainsi sur un pied stable et régu-lier toute sa finance, il prit lui-même connais-sance des moindres détails; avec lobstination desa volonté, que rien ne pouvait jamais distrairede son but, il sinforma du revenu de chacunde ses domaines, des réparations quil y avaità faire, des abus quon devait réformer, du pro-duit des tailles, péages, droits de toute sorte for-mant les impôts ordinaires. En même temps ilfaisait dresser sous ses yeux linventaire de ce queson père avait laissé dor, dargent, de joyaux,darmes, de riches vêtemens : ce qui sélevait aune si grande valeur, quon trouva pour dix-septcents écus daiguillettes garnies dor pour atta-cher les chausses au pourpoint.