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Tome VIII.
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ÉTATS-GÉXÉllAUX

désirait avoir lavis des États. 11 voyait tant dedanger peur le royaume à en détacher une sipuissante province, que jusquici il sy était re-fusé.

Puis le roi sétant retiré pour laisser lassem-blée plus libre, le chancelier reprit son discours,et il expliqua avec plus de détails encore tout cequil venait dexposer.

Les États furent assemblés huit jours seule-ment , et tout sy passa comme le roi le souhaitait.Ils déclarèrent que la Normandie ne pouvait, enaucun cas, être détachée de la couronne; que leroi devait renouveler la déclaration de Charles Y,qui réglait que lapanage des fds de France nesélèverait jamais h plus de douze mille livres derente; que toutefois, puisquon avait offert un re-venu de soixante mille livres a monsieur Charles,il convenait de les lui donner, sans tirer à consé-quence pour lavenir, car de tels apanages se-raient la ruine du royaume; que le duc de Bour-gogne serait invité à se conformer à la délibéra-tion des États, et à presser monsieur Charles desen contenter. Quant au duc de Bretagne, ilssexprimèrent plus fortement. Il leur parut quele roi ne devait point souffrir quun vassal lui eûtainsi déclaré la guerre et eût surpris les villes de