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ÉTATS-GÉXÉllAUX
désirait avoir l’avis des États. 11 voyait tant dedanger peur le royaume à en détacher une sipuissante province, que jusqu’ici il s’y était re-fusé.
Puis le roi s’étant retiré pour laisser l’assem-blée plus libre, le chancelier reprit son discours,et il expliqua avec plus de détails encore tout cequ’il venait d’exposer.
Les États furent assemblés huit jours seule-ment , et tout s’y passa comme le roi le souhaitait.Ils déclarèrent que la Normandie ne pouvait, enaucun cas, être détachée de la couronne; que leroi devait renouveler la déclaration de Charles Y,qui réglait que l’apanage des fds de France nes’élèverait jamais h plus de douze mille livres derente; que toutefois, puisqu’on avait offert un re-venu de soixante mille livres a monsieur Charles,il convenait de les lui donner, sans tirer à consé-quence pour l’avenir, car de tels apanages se-raient la ruine du royaume; que le duc de Bour-gogne serait invité à se conformer à la délibéra-tion des États, et à presser monsieur Charles des’en contenter. Quant au duc de Bretagne, ilss’exprimèrent plus fortement. Il leur parut quele roi ne devait point souffrir qu’un vassal lui eûtainsi déclaré la guerre et eût surpris les villes de