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lait rien croire. Lui, qui s’était mis en campagneuniquement pour leur intérêt, qui depuis si long-temps refusait les offres du roi et bravait ses me-naces pour leur rester fidèle, se voir abandonnépar eux dès les premiers jours de la guerre !C’était une telle honte qu’il la réputait impossible :il voulait faire mettre en prison ou à mort le hé-raut qui venait ainsi le tromper et lui porter defausses lettres contrefaites chez le roi, près du-quel il avait passé un jour avant de se rendre aucamp du Duc. Cependant la même nouvelle arrivabientôt de tous les côtés, et il fallut se résoudre àla croire.
Le roi était enfin parvenu à ce qu’il avait tantdésiré et tant cherché ; ses ennemis étaient sé-parés. Mais alors commença dans son espritune grande perplexité, car il pouvait tirer avan-tage de cette heureuse circonstance, soit encommençant la guerre, soit en continuant detraiter.
Son armée était nombreuse, il avait eu soind’assembler sur cette frontière ses meilleurestroupes, ses compagnies d’ordonnance, et unenombreuse artillerie. C’étaient Dammartin et lescapitaines les plus sûrs et les plus aguerris quicommandaient. Il pouvait maintenant faire arri-