ET DU DUC (1468).
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pages, ne balançaient point sur ce qu’il convenaitde résoudre, et s’en expliquaient hautement.« Qu’on nous laisse faire, disaient-ils, et nous« rendrons bon compte au roi de ce duc de« Bourgogne . Maugrebleu! que prétendent ces« Bourguignons? Les laissera-t-on toujours, de« père en fils, courir sus au roi leur souverain,« ébranler son trône et ravager le royaume?« Maudite race, toujours pleine d’ingratitude,« d’iniquité et d’orgueil ! périsse le jour où elle« prit naissance, bien quelle sorte des fleurs de« lis! Depuis le duc Jean, elle ne cesse de persé-« cuter le royaume, et il ne peut guérir des maux« que leur venin y a répandus. Ils ont appelé les« Anglais , se sont alliés à eux pour nous livrer ha-it taille; ils ont mis tout le pays à feu et h sang;<l ils ont chassé le roi de sa seigneurie. Pour avoir« la paix, il lui a fallu être injustement dépouillé« de ses royales prérogatives, perdre ses plus« belles fonctions et endurer les plus cruelles« humiliations; et nous, nobles Français, nous« avons vu notre roi, le plus noble et le plus di-« gne roi de la terre, s’excuser et s’abaisser de-« vantun seigneur de Bourgogne , son sujet, son« serviteur, dont le seul titre d’honneur était de« sortir de son sang! Il nous faut extirper la ra-