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Tome IX.
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KÉl'ONSES

« juste et de raisonnable; je veux laccomplis-« senient des traités dArras et de Contlans que« le roi a jurés. Je ne lui lais point la guerre,« cest lui qui vient pour me la faire, et, amenât-il« toutes les forces de son royaume, je ne bou-« gérai point dici et ne reculerai pas de la lon-« gueur de mon pied. Je mourrais plutôt, moi« et tous les miens, avant de confesser que mes« demandes sont injustes cl déraisonnables. Si« les autres mont abandonné et ont traité sans« moi, que mimporte? avais-je besoin deux?« ne suis-je pas assez fort et assez puissant ? ne« puis-je pas seul faire tête à tous mes enne-« mis, et à ceux mêmes qui se joindraient à« eux? Jamais un duc de Bourgogne na été« trouvé manquant de parole, ni manquant dea courage non plus. Mes prédécesseurs se sont« vus en plus dure situation et ne se sont pas« épouvantés. »

Ainsi, ni le cardinal, et encore moins le con-nétable qui navait plus grand crédit sur le Duc ',ne pouvaient le faire condescendre à traiter avecle roi et à s'allier avec lui envers et contre tous,sans réserve de monsieur Charles et du duc de

1 Coiniiics. Châtelain.