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KÉl'ONSES
« juste et de raisonnable; je veux l’accomplis-« senient des traités d’Arras et de Contlans que« le roi a jurés. Je ne lui lais point la guerre,« c’est lui qui vient pour me la faire, et, amenât-il« toutes les forces de son royaume, je ne bou-« gérai point d’ici et ne reculerai pas de la lon-« gueur de mon pied. Je mourrais plutôt, moi« et tous les miens, avant de confesser que mes« demandes sont injustes cl déraisonnables. Si« les autres m’ont abandonné et ont traité sans« moi, que m’importe? avais-je besoin d’eux?« ne suis-je pas assez fort et assez puissant ? ne« puis-je pas seul faire tête à tous mes enne-« mis, et à ceux mêmes qui se joindraient à« eux? Jamais un duc de Bourgogne n’a été« trouvé manquant de parole, ni manquant dea courage non plus. Mes prédécesseurs se sont« vus en plus dure situation et ne se sont pas« épouvantés. »
Ainsi, ni le cardinal, et encore moins le con-nétable qui n’avait plus grand crédit sur le Duc ',ne pouvaient le faire condescendre à traiter avecle roi et à s'allier avec lui envers et contre tous,sans réserve de monsieur Charles et du duc de
1 Coiniiics. — Châtelain.