VIENT A PÉKONNE (l-'l(>8).
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A peine le roi était-il dans la ville, qu’il appritque l’armée du maréchal de Bourgogne arrivaitet campait sous les murs. Ce maréchal était dèslong-temps son ennemi personnel. A son avène-ment, pour se le rendre favorable et le récompen-ser de l’avoir escorté en Flandre lors de sa fuitedu Dauphiné, il lui avait donné la seigneuried’Épinal . Les bourgeois avaient réclamé, allé-guant les lettres du roi Charles VII qui avait réunila ville à la couronne, et promis qu’elle ne seraitjamais cédée en fief. Le roi favorisa leur demandeauprès du Parlement, qui leur donna gain decause. Le maréchal ne voulut pas reconnaître lejugement, et eut recours aux voies de fait. Alorsleshabitans, avec le consentement du roi, s’é-taient donné pour seigneur et pour protecteur leduc Jean de Calabre. Ainsi nul, dans les conseilsde Bourgogne , n’était plus violent contre le roique ce maréchal. Il avait réuni autour de luiet amenait dans son armée les mécontens et lesbannis du Lau, Poucet de la Rivière, Durfé et lecomte Philippe de Bresse que le roi avait tenuenfermé par trahison pendant deux années en-tières. Tous, portant la croix de Bourgogne, en-traient dans la ville par une porte, tandis que leroi entrait par l’autre. Le comte de Bresse alla