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Tome IX.
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le noi

nant de telles cruautés. 11 ne douta pas un mo-ment du récit de ces fugitifs, et tint pour vérita-bles meme leurs conjectures. « 11 est donc vrai,

« sécria-t-il, que le roi nest venu ici que pour« me tromper, et mempêcher de me tenir sur« mes gardes ! Javais bien raison de me méfier« et de refuser cette entrevue. Cest lui qui, par« ses ambassadeurs, a excité ces mauvais et« cruels gens de Liège ; mais, par saint Georges,

« ils en seront rudement punis, et il aura sujet« de sen repentir. » Aussitôt il ordonna que lesportes de la ville et du château fussent ferméeset gardées par des archers. Puis, un instantaprès, effrayé lui-même de ce quil venait decommander, il imagina de donner, pour motif deses ordres, quil voulait absolument quon re-trouvât une boîte remplie dor et de joyaux quilui avait été dérobée. Il se promenait ça et,prenant tous ceux quil rencontrait à témoin dela trahison du roi, et racontant les nouvelles deLiège ; ensuite il semportait en terribles menacesde vengeance. Si, par hasard, il se fût trouvéquelquun de ceux des conseillers de Bourgogne qui haïssaient le roi, le Duc aurait pu prendrequelque résolution subite et cruelle, ou, pour lemoins, faire jeter son légitime et souverain sei-