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Tome IX.
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LE UOI

la peine de cette dissimulation qui lui faisait ca-cher aux gens qui conduisaient une affaire lesentreprises quil entamait dune autre part.

Toutefois il ne se troubla point et ne songeaquaux moyens de se tirer dun si mauvais pas.La porte du château était sévèrement gardée. Onnentrait pour son service que par le guichetseulement; mais aucun des gens de sa maisonnavait été ôté dauprès de lui. Ce qui le fâchaitle plus, cest que pas un des principaux conseil-lers et serviteurs du Duc ne venait le trouver.Ainsi il navait nulle occasion de parlementer,de sexpliquer, de deviner, ni daviser à ce quilavait à dire ou à faire. Pourtant il faisait parler htous ceux dont il imaginait quil pourrait tirerquelque secours; rien nétait omis pour les biendisposer en sa faveur. Les promesses nétaientpas épargnées, et quinze mille écus dor quilavait apportés avec lui auraient été distribuésparmi les serviteurs du duc de Bourgogne , sinonque celui qui fut chargé par le roi de cette se-crète libéralité en garda une bornée part pour lui.

Pendant ce temps-, tout était en rumeur dansla ville, chacun senquérait et sinquiétait de cequi allait se résoudre et se faire. Le lendemain,quand le Duc fut un peu refroidi, il assembla son