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LE UOI
la peine de cette dissimulation qui lui faisait ca-cher aux gens qui conduisaient une affaire lesentreprises qu’il entamait d’une autre part.
Toutefois il ne se troubla point et ne songeaqu’aux moyens de se tirer d’un si mauvais pas.La porte du château était sévèrement gardée. Onn’entrait pour son service que par le guichetseulement; mais aucun des gens de sa maisonn’avait été ôté d’auprès de lui. Ce qui le fâchaitle plus, c’est que pas un des principaux conseil-lers et serviteurs du Duc ne venait le trouver.Ainsi il n’avait nulle occasion de parlementer,de s’expliquer, de deviner, ni d’aviser à ce qu’ilavait à dire ou à faire. Pourtant il faisait parler htous ceux dont il imaginait qu’il pourrait tirerquelque secours; rien n’était omis pour les biendisposer en sa faveur. Les promesses n’étaientpas épargnées, et quinze mille écus d’or qu’ilavait apportés avec lui auraient été distribuésparmi les serviteurs du duc de Bourgogne , sinonque celui qui fut chargé par le roi de cette se-crète libéralité en garda une bornée part pour lui.
Pendant ce temps-là, tout était en rumeur dansla ville, chacun s’enquérait et s’inquiétait de cequi allait se résoudre et se faire. Le lendemain,quand le Duc fut un peu refroidi, il assembla son