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Tome IX.
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DES I.IËGEOIS (ÎMB).

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quand il le sut, il proposa ses doutes, parla dupéril dun tel assaut, de la résistance que feraitce peuple dont on venait de connaître le cou-rage, de ce quavait de meurtrier et dincertainun combat à travers les rues, du nombre debraves gens quon y perdrait inutilement. Au lieude cela, disait-il, il ny avait quà attendre deuxou trois jours, et assurément les Liégeois vien-draient à composition.

Les paroles du roi étaient sages, et les chefs delarmée goûtaient fort son avis. Cependant il neleur avait pas dit sa vraie pensée. Ce quil crai-gnait plus que toutes choses, cest quil arrivâtquelque malheur ou quelque embarras au Duc,tandis quil était entre ses mains, car il voyaitbien quil en aurait le contre-coup.

Les gens du Duc allèrent lui rapporter lavisdu roi, qui était aussi le leur, encore quils nefussent pas assez hardis pour le faire paraître.« Il veut sauver les Liégeois, répondit vivement« le Duc, qui était loin de savoir la pensée du roi;« et quel péril offre donc cet assaut ? il ny a pas« de muraille, les ouvrages quils ont faits de-« vant les portes sont déjà détruits, ils ne peu-« vent mettre une seule pièce dartillerie en bat-« terie. Je ne renoncerai certes pas à lassaut que

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