DES I.IËGEOIS (ÎMB).
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quand il le sut, il proposa ses doutes, parla dupéril d’un tel assaut, de la résistance que feraitce peuple dont on venait de connaître le cou-rage, de ce qu’avait de meurtrier et d’incertainun combat à travers les rues, du nombre debraves gens qu’on y perdrait inutilement. Au lieude cela, disait-il, il n’y avait qu’à attendre deuxou trois jours, et assurément les Liégeois vien-draient à composition.
Les paroles du roi étaient sages, et les chefs del’armée goûtaient fort son avis. Cependant il neleur avait pas dit sa vraie pensée. Ce qu’il crai-gnait plus que toutes choses, c’est qu’il arrivâtquelque malheur ou quelque embarras au Duc,tandis qu’il était entre ses mains, car il voyaitbien qu’il en aurait le contre-coup.
Les gens du Duc allèrent lui rapporter l’avisdu roi, qui était aussi le leur, encore qu’ils nefussent pas assez hardis pour le faire paraître.« Il veut sauver les Liégeois, répondit vivement« le Duc, qui était loin de savoir la pensée du roi;« et quel péril offre donc cet assaut ? il n’y a pas« de muraille, les ouvrages qu’ils ont faits de-« vant les portes sont déjà détruits, ils ne peu-« vent mettre une seule pièce d’artillerie en bat-« terie. Je ne renoncerai certes pas à l’assaut que
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