DU COMTÉ Dlî FERETTE (14(!!>). fil
<( puissance de Bourgogne , la maison d’Autriche « rachètera ses domaines. Le duc Charles est si« loyal, a toujours si bien tenu sa foi, qu’il ren-« dra le gage dès qu’on le remboursera. D’ail-« leurs il a une fille unique, et si le duc Maximi-« lien, fds de l’empereur, venait h l’épouser, la« maison d’Autriche recouvrerait par ce magni-« fique mariage ce qu’elle a perdu, et bien plus« encore. En attendant, l’Alsace et les bords du« Rhin vivront en paix. Si les Suisses s’avisent« de toucher à un seul de ses paysans, le Duc est« si hautain qu’il voudra conquérir tout leur pays« plutôt que de laisser le moindre affront sans« A’engeance. »
Le duc Sigismond n’était pas en mesure deproposer un autre avis. Toutefois, comme sesalliances avaient toujours été avec la France ,comme il avait été fiancé avec une des sœurs duroi, dont la mort seule l’avait empêché de deve-nir le mari, il crut ne pas devoir conclure unetelle affaire sans l’avoir proposée au roi. Il se ren-dit auprès de ce prince, qui lui fit un accueil toutfraternel, et lui offrit même une pension de dixmille francs par an , mais se garda bien de traiteravec lui pour ses domaines. Il avait d’autres af-faires qu’il A'oulait terminer ; il lui fallait réparer